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Syrie : combien de temps va durer le nouveau cessez-le-feu ?

, par  saker , popularité : 1%
Cet article provient d'une source externe à NJ

Pensez plutôt en semaines qu’en mois


RILe 12 septembre 2016 – Source Russia Insider

Ce soir, la Russie et les États-Unis ont convenu d’une nouvelle cessation des hostilités en Syrie.

Les points négatifs généraux :

  • Cette cessation des hostilités, comme la première en février, arrive à un moment où les forces gouvernementales syriennes ont un avantage sur le terrain et sont sur le point de renouveler leurs offensives.
  • Il donne à l’opposition le temps de se réorganiser et de se réarmer.
  • Il restreint sévèrement la souveraineté syrienne.

Les points positifs généraux :

  • Le gouvernement syrien n’a pas la capacité d’une solution pleinement militaire du conflit. L’accord est un chemin possible vers une solution politique.
  • Il donne au gouvernement le temps de reconstruire son armée, d’obtenir de nouveaux équipements et de s’entraîner à leur usage.
  • Il a assez de souplesse pour permettre l’escalade locale quand c’est nécessaire.

Sur l’accord lui-même :

  • Le gouvernement syrien a, selon les Russes, accepté.
  • Les parties ont convenu de garder beaucoup de détails secrets pour éviter que d’autres acteurs ne le sabotent.
  • L’accord commencera au coucher du soleil le 12 Septembre.

La chronologie, dans la mesure où elle est annoncée ou connue :

  • Une cessation des hostilités générale pour une période d’essai de 48 heures.
  • Si la cessation des hostilités tient au cours de la période d’essai, elle sera prolongée d’une semaine.
  • Après une semaine de succès, les États-Unis et la Russie vont commencer une action commune contre al-Qaïda en Syrie.

Certains détails apportés par AP – avec un doute que ce soit 100% correct :

L’accord militaire entrerait en vigueur après que les deux parties respectent la trêve pendant une semaine et permettent les livraisons humanitaires sans entraves. Puis, les États-Unis et la Russie commenceront l’échange de renseignements et la coordination des cibles, tandis que les forces aériennes et terrestres d’Assad ne seraient plus autorisées à cibler al-Nusra plus longtemps ; elles seraient limitées à des opérations contre l’État islamique.

L’arrangement devrait finalement viser à renforcer et à concentrer la puissance de feu des deux armées les plus puissantes du monde contre l’État islamique et al-Nusra, répertoriés par l’Organisation des Nations Unies en tant que groupes terroristes.

L’accord exclut la zone dans le sud-ouest d’Alep, où la récente tentative par al-Nusra et d’autres pour lever le siège sur l’est d’Alep a échoué. La route Castello, dans le nord-ouest d’Alep sera démilitarisée pour transporter l’aide. On ne sait pas encore qui supervisera et quels moyens seront utilisés. [Il semblerait que ce soient des troupes Russes, NdT]

Il semble que s’il y a eu une résistance inconvenante à cet accord, menée par des parties du gouvernement des États-Unis, cela peut avoir été juste pour le show. Mais cela peut aussi être un signe que Obama a perdu le contrôle de sa bureaucratie :

Le niveau d’interaction russo-américain proposé a bouleversé plusieurs hauts responsables de la sécurité nationale à Washington, y compris le secrétaire à la Défense Ash Carter et le directeur du renseignement national James Clapper. Kerry n’est apparu à la conférence de presse que plusieurs heures après les discussions internes américaines.

Après l’annonce de Genève, le secrétaire du Pentagone, Peter Cook, a offert d’appuyer l’accord, mais sous surveillance, et il a mis en garde, « Nous allons surveiller de près la mise en œuvre de cette accord dans les jours à venir. »

Si cet accord échoue à terme, comme c’est probable, toute la responsabilité sera mise sur le dos du secrétaire d’État, John Kerry. En effet, les organes militaires et de renseignement du gouvernement des États-Unis pourraient bien travailler pour saboter l’accord tandis que Kerry serait présenté comme un bouc émissaire pratique pour l’échec.

Il est peu probable que cette nouvelle cessation des hostilités tienne plus de quelques semaines :

  • Il y a trop de flou. Cela permet à chaque partie de dénoncer l’autre en cas d’échec, lorsqu’elle le voudra.
  • Les pouvoirs qui ont convenu de la transaction n’ont pas de contrôle sur les principaux éléments sur le terrain.
  • Il y a trop de partis, à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie, qui ont intérêt à gâcher le processus.

Article Original paru sur Moon of Alabama

Traduit et édité par jj, relu par Catherine pour le Saker Francophone

Note du Saker Francophone

Vous trouverez ici des éléments, plutôt humoristiques − dans la forme, pas sur le fond − qui éclairent cet accord sous un jour original.

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Voir en ligne : http://lesakerfrancophone.fr/syrie-...

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