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le : 3.09.2010
Pour ceux que le 7 juin ne secoue pas ..

Publié le jeudi 7 juin 2007, par MORA. - Lecture pendant 30 jours. Abonnez-vous !

 
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Les commentaires des internautes

4 messages

Pour ceux que le 7 juin ne secoue pas ..
posté le 11 juin 2007 par NINOU

Merci d’avoir encore une pensée pour eux, c’est de plus en plus rare…je vous envoie un texte concernant DEGUELDRE. Ninou.


Pour ceux que le 7 juin ne secoue pas ..
posté le 11 juin 2007

Envoyez çà à info@pieds-noirs.info et visitez aussi


Pour ceux que le 7 juin ne secoue pas ..
posté le 17 juin 2007 par NINOU

Mort d’un homme…
6 Juillet 1962, Fort d’Ivry, à l’aube.
Le lieutenant Roger DEGUELDRE se présente devant son peloton d’éxécution en treillis "cam", un drapeau tricolore sur la poitrine. Autour du cou, un foulard de la Légion. Dans une poche la photo d’un bébé, son fils qu’il n’a jamais vu.
Il se tourne vers son avocat : "Dites que je suis mort pour la France."
Il refuse alors qu’on lui bande les yeux. Lié au poteau, il crie :"Messieurs, vive la France !" et il entonne la Marseillaise.
Emus par son courage, les soldats hésitent à tirer. La première salve ne fait que le blesser. Une seule balle sur les 12 tirées l’atteint. Au ventre ? au bras ? les témoignages divergent. L’adjudant chargé du coup de grâce se précipite, pour accomplir sa sinistre besogne, et constate que le condamné est toujours en vie. Sa tâche n’est plus d’achever un moribond, mais de tuer de sang froid un vivant…ce n’est plus pareil. Sa main tremble et décharge l’arme à côté.
Dans l’assistance, c’est la stupéfaction. Le Procureur en est agacé. Mécontent, il fait signe à l’adjudant de se hâter. DEGUELDRE, recroquevillé, souffre. L’adjudant, toujours tremblant, pointe une nouvelle fois son arme vers la tête de l’officier, ferme les yeux et appuie sur la détente. Rien ! L’arme est enrayée ! Une rumeur monte de l’assistance, DEGUELDRE tourne son regard vers son éxécuteur comme pour l’interroger. Aucune haine dans les yeux, juste de l’incompréhension.
Exaspéré par cette situation, unique dans les annales d’une éxécution,le Procureur ordonne qu’une autre arme de poing soit apportée. Il faut courir en chercher une ! DEGUELDRE est toujours vivant, conscient. Tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été éxécutée, quand le condamné est encore en vie, il faut le détacher et lui porter les soins nécessaires. Mais là, les ordres sont formels, il FAUT tuer DEGUELDRE.
Pétrifié par la scène, glacé d’effroi, le défenseur du condamné demeure inerte. Il est pourtant le seul à pouvoir changer le cours des évènements. DEGUELDRE le regarde…
On remet enfin un pistolet à l’adjudant qui est pâle comme un linge, écoeuré par cette boucherie, mais servile aux injonctions. Un nouveau coup de feu claque, mais pas au-dessus de l’oreille comme le stipule le rêglement, mais dans…l’omoplate !
Sous l’effet de la douleur, le supplicié ouvre grand les yeux vers le ciel. Peut-être perçoit-il alors la fin de son calvaire. Une autre détonation, Roger DEGUELDRE entre dans l’éternité…
Mes respects, mon lieutenant.

NINOU. (d’après le récit de José Castano)

Pieds-Noirs, N’OUBLIEZ JAMAIS !


Pour ceux que le 7 juin ne secoue pas ..
posté le 9 juillet 2007

Plus je viellis et plus la souffrance s’ouvre à nouveau après 42 ans de silence. Pour lui, pour eux tous, restons debout.
Les deux tommes de José Arnau sont stupéfiants pour moi de "révélations machiavéliques" si j’ose dire.
Merci de nous avoir rappelé la mort de Roger DEGUELDRE
Simone GAUTIER




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