) .
Dans son ouvrage « Boulevard Gambetta « M. Marc BALDY écrit , octobre 2004 :
« Marié , mais encore un peu adolescent , douillet , souffreteux , je passai un hiver à la dure dans le froid , la pluie et la boue des parcours de cross de Pont – Long , levé avant l’aube , avant d’effectuer six kilomètres quotidiens de footing dans les « touyas « sans un rhume . »
Breveté parachutiste , ayant subi avec succès le peloton se sous –officiers il décrit sa formation : « cette formation , ce dressage , a tout de même marqué ma personnalité . J’ai appris à me décider , rapidement , comme quand il faut sauter …
Dans des paysages magnifiques entre les orangeraies de la Mitidja , les collines qui la bordent , les plages superbes de la Méditerranée , et la montagne de Chréa , nous étions installés à l’entrée des gorges de la Chiffa , dans une zone désertique , à quelques kilomètres de Blida « la cité des roses « devenue place forte du GIA . Nos patrouilles s’exposaient à des dangers multiples , malgré le côté charmant de la petite ville , de ses avenues plantées d’orangers , de sa place d’armes méditerranéenne , de ses nombreux habitants européens .
Favorable à l’indépendance à mon arrivée , je fus sensible au choc esthétique lors de l’entrée du « Président de Cazalet « , un cargo mixte , dans la rade d’ Alger –la-blanche , au petit matin , traumatisé par le pitoyable abandon des pieds-noirs après le 19 mars 1962 , leur retour dans des conditions honteuses , écoeuré , à la limité de l’indicible par l’abandon à leurs bourreaux des harkis qui avaient servi la France .
Les assassinats de masse , les atrocités en Algérie ne datent pas de ces dernières années . Ils étaient inclus dans cette sauvagerie , cette inhumanité apparue dès la fin des années 50 . Je ne ressens pour ma part que de l’indignation quand j’entends mettre en cause l’armée française et les appelés qui , paraît –il , devraient se repentir .Pour ma part , même si la rumeur courait les quartiers , je n’ai pas connu , personnellement , d’acte de torture si ce n’est une attitude brutale lors des contrôles d’identité aux entrées des villes , au pont du moulin Ricci .
…….
.
Répondre à ce message