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Point de vue sur l’ouvrage de Pervillé - ORAN 5 JUILLET 62 -

, par  popodoran , popularité : 1%
Cet article provient d'une source externe à NJ

Courrier qui réhabilite le livre de Pervillé non mentionné ni dans la presse gauchiste et encore moins dans la presse Algérienne.

Leçon d’Histoire pour un massacre de Guy Pervillé.

Message au Groupe de recherches sur Oran 5 Juillet 62

Chers amis je pense que vous avez été pour certains très injustes avec les conclusions de l’auteur.

 C’est vrai il dit «le harcèlement des quartiers musulmans d’Oran par l’OAS durant la période allant de la mi-février au 28 juin 1962 paraît bien être, sinon la cause directe, au moins la cause profonde du massacre du 5 juillet». Évidemment cette phrase sortie de son contexte qui rejoint les conclusions du Général Katz peut prêter à confusion mais remarquez que l’auteur dit «parait» et qu’il a aussi écrit «une autre hypothèse est à prendre en considération est celle d’un lien entre le massacre d’Oran et la stratégie tortueuse du colonel Boumédiène, chef d’état-major général de l’ALN qui s’était allié à Ben Bella dans la lutte contre le GPRA signataire des accords d’Évian, et qui aurait provoqué ce massacre en tant que prétexte pour s’emparer d’Oran en y rétablissant l’ordre.

 Mais elle ne peut pas être retenue sans preuves car la seule archive connue que vous avez donné est l’ordre du jour de l’ALN d’Oujda daté du 5 juillet qui accable le GPRA qui se propose de « protéger la minorité européenne » comme si on savait au matin du 5 juillet qu’elle allait être agressée, aussi il paraît important de disséquer ce document snobé par certains et qui est évident pour JF Paya (présent sur le terrain au service de la marine nationale) qui l’a fourni. Le temps passant il nous parait important de lui demander son avis. (R=réponse).

Provenance de ce document ?

R : l’original est remis par le colonel (r) S*** alors capitaine au 2em bureau d’Oran adjoint du chef de ce service (Réf EM 2emB N:1266 /B2/GAOR/Sec)

Nb : ce document classifié SECRET CONFIDENTIEL n’a jamais été retrouvé ni produit dans leurs ouvrages par aucun des auteurs qui ont eu accès aux archives : dans l’ordre J Monneret, Jean-Jacques Jordi et Guillaume Zeller ?

Raisons présumées et commentaires ?

 : D’après certains informateurs (secrétaires ALN d’Oujda) diffusé sous forme de document confidentiel de 3 pages expliquant aux cadres de l’ALN pourquoi l’État-Major (Boumédiène) dissous et démis par le GPRA d’Alger s’opposait à ce dernier (Étant entre autre « incapable de maintenir l’ordre ») alors qu’ils allaient entrer en Algérie en rupture avec les directives du GPRA.

Nb : Ce document fut diffusé par erreur en tract par un chef local de l’unité ALN dans la zone de Bou-Sfer, Ain-el-Turc et Mers-el-Kébir le 22 Juillet et capté par nos services classifié SECRET CONFIDENTIEL mention «Ne pas s’immiscer» et non exploité pour une enquête INTERDITE sur les événements du 5 Juillet. (Aucune archive d’enquête immédiate n’existe ?)

AUTRES CONSIDÉRATIONS ENREGISTRÉES

 Aucune recherche sur la prise de pouvoir et le "maintien de l’ordre" par l’ALN extérieure (non prévue par les accords d’Évian). Après la provocation qui suscita les massacres et les enlèvements, seuls certains journalistes "de terrain", dont celui de «La Dépêche de Saint-Étienne» du 10 juillet 1962, impliquent certains civils musulmans armés provocateurs (cité par Guy Pervillé). Il était pourtant facile de savoir à qui profitait le crime et de développer une recherche selon Paya (les services Français avaient de nombreux informateurs musulmans).

 Le communiqué du 5 juillet 1962 de l’état-major de l’ALN extérieur est diffusé intégralement dans le troisième volume de L’agonie d’Oran (édition Gandini de Nice) avec de curieuses conclusions du 2e Bureau disant « affaire d’ordre intérieure et problème interne purement algérien ne pas s’immiscer».

 G Pervillé et J Monneret interprétant ce document au 1er degré en concluent qu’il ne donne pas de directives pour un massacre à Oran au contraire évidemment !

 Les seuls dossiers mentionnés du 2e Bureau du livre de J Monneret cité par Guy Pervillé n’analysent pas les causes ni les responsabilités mais sont relatifs à un recensement non exhaustif (manque les tués sur place, les disparus et certains «vus enlevés» et signalés à différentes unités mais dans le désordre d’une population affolée qui quittait le territoire.

 453 signalements ramenés à 365 après soustraction de gens retrouvés en faisant abstraction de très nombreuses personnes isolées surtout de sexe masculin dont les familles sont déjà parties et qui de ce fait n’ont pas pu être signalées sur place ou plus tard en France. Elles n’ont pu être ciblées pour le 5 juillet (déclarations d’absence sur les lieux de résidence familiale). On est à plus de 700 victimes minimum aujourd’hui. (Total des enlevés. Des disparus et des tués).

 JF Paya arrive à 1000 signalement avec une estimation des "non déclarés".

 Pour conclure il faut remarquer que Guy Pervillé ne met plus dans sa conclusion un passage qui vous avait choqué «Il n’y a pas eu de responsabilité directe du gouvernement français dans ce qui s’est passé le 5 juillet 1962 à Oran, même si l’on peut lui reprocher à bon droit son inconscience. Interview de Roger Vétillard qui cite par ailleurs un autre point positif «Les témoignages donnent l’impression très nette que le massacre des Européens avait été PRÉMÉDITÉ par au moins une partie des chefs du FLN d’Oran et que la plus grande partie de leurs troupes a participé à la chasse aux Européens». Et il ajoute dans sa conclusion «De ce fait, nous devons aussi constater que le massacre du 5 juillet 1962 à Oran a été probablement l’événement le plus sanglant de toute la guerre d’Algérie, et que l’escamotage complet de sa mémoire par les gouvernements français qui se sont succédé pendant près d’un demi-siècle représente l’exemple le plus parfait de censure mémorielle en France, très loin devant le 17 octobre 1961 (répression de la manif FLN à Paris en temps de guerre) qui est aujourd’hui infiniment plus connu (ou tout au moins plus souvent mentionné) Alors non satisfaisant ?

R : "Assurément et nous aurions aimé que cet éminent historien nous confirme au-delà des causes présumées de ce drame le fait «qu’il s’agit d’un cas quasi unique dans l’histoire où une armée invaincue et présente sur les lieux laisse massacrer ses ressortissants sans pratiquement intervenir et ce en temps de paix» C’est là selon nous une des causes principale de l’occultation de ce massacre du moins en France.

 Mais il est très important de ne pas négliger Guy Pervillé qui précise en préambule de ses conclusions «Nous pouvons penser que désormais la plus grande partie des progrès nouveaux que nous pouvons encore espérer viendra de la révélation de sources algériennes (orales ou écrites) pour le moment secrètes et c’est pourquoi pour les conclusions, je prends le risque de les présenter ici comme étant considérées "approximatives et provisoires".

 Dont acte il faudrait en tenir compte au crédit de l’historien qui a présenté honnêtement toutes les thèses en présence.

Bien cordialement

Ginés Delga membre du groupe de recherches contributeur "Histoire de l’Algérie".

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