“notre position est que l’État français est l’ancien ennemi de l’Algérie”.
Nous prenons note, M. Abbas.
Cependant, pouvez-vous nous expliquer, clairement, les raisons personnelles, mais aussi très certainement politiques, pour lesquelles votre président préfère confier sa santé - donc sa vie !- aux médecins des hôpitaux de cet "ancien ennemi", et cela au coeur même de sa capitale, Paris ?
Ne croyez-vous pas, M. Abbas, que ce faisant, le président algérien donne au monde entier une piètre opinion des structures de son pays, en même temps qu’il dévoile toute la confiance qu’il met en son propre peuple.
Nul n’est dupe, ni le peuple français, ni le peuple algérien trop abusé depuis ce "jour glorieux" de l’indépendance où - premier mensonge d’une longue liste ! - vous avez voulu lui faire croire que les "vaillants combattants" qui défilaient en tenue para (tenue française) avaient gagné "la guerre", alors que ce n’était qu’une victoire diplomatique et que ces combattants arrivaient de Tunisie ou du Maroc où ils attendaient, bien à l’abri, sans jamais avoir combattu en Algérie.
Enfin, si vous êtes si sûrs de crimes contre l’humanité, pourquoi ne vous adressez-vous pas à La Haye ?
Vous n’êtes sans doute pas sans ignorer qu’une telle démarche ouvrirait aussitôt les archives incriminées.
Un peu de décence messieurs les politiques et messieurs les journalistes algériens.
La France est un pays démocratique, patrie des droits de l’homme.
On ne peut en dire autant de l’Algérie algérienne.
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