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Mercato des généraux : les aviateurs n’ont pas la cote... | Secret Défense | L’Opinion

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Ce blog le pointait déjà en septembre dernier : les généraux de l’armée de l’air sont aux abonnés absents des plus hauts postes de la hiérarchie militaire. On pouvait espérer que les récentes nominations inversent cette tendance. Las ! Elles la confirment, à une exception près.

Le nouveau chef d’état-major des armées, François Lecointre, est issu de l’armée de terre, comme l’est son successeur au poste de chef du cabinet militaire du Premier ministre, Benoît Durieux. Or, l’armée de l’air pouvait espérer au moins l’un de ses postes. Son chef d’état-major, André Lanata, avait l’expérience opérationnelle (146 missions de guerre) et interarmées nécessaire, pour prétendre au poste de Cema. Les conditions de la succession du général de Villiers ne semblent pas avoir favorisé sa nomination.

Restait le poste de chef de cabinet militaire du Premier ministre. On le sait, le « PM » joue un rôle central dans la sûreté aérienne du territoire, comme HADA - haute autorité de défense aérienne, la seule autorité susceptible de donner l’ordre d’ouvrir le feu sur un aéronef représentant une menace majeure.

Seule exception : la nomination du général Jean-François Ferlet comme directeur du renseignement militaire.

Tous les autres grands postes interarmées (sauf le sous-chef plans de l’EMA, Vincent Carré) sont détenus par les Terriens puis les Marins : chef d’état-major des armées, chef d’état-major particulier du président, chef du cabinet militaire du Premier ministre, chef du cabinet militaire du ministre des armées, sous-chef opérations à l’EMA, CPCO, Directeur de cabinet (N°2) de la DGSE, COS, DGRIS, commandant de l’opération Barkhane (alors qu’il avait été annoncé initialement qu’il tournerait entre Terre et Air…).

Le seul lot de consolation des aviateurs est le poste prestigieux, mais sans réelle influence sur les armées françaises de SACT, au sein de l’Otan.

Il faut remonter à 1998 pour trouver un aviateur au poste de chef d’état-major des armées (Jean-Philippe Douin) et à 1987 pour celui de chef d’état-major particulier du président (Jean Fleury). Depuis lors, il y a eu cinq CEMA et huit CEMP : 13 nominations - aucun aviateur !

Quelle que soit la qualité des hommes, ce déséquilibre n’est pas raisonnable, ne serait-ce qu’au vu de l’importance de l’arme aérienne dans les conflits actuels.

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