Ma chère Daniele,
En dehors de ton avis général que je partage, je crois bien qu’il est utile de rappeler quelques bases fondamentales, j’utilise ton intervention pour le dire à tous, il ne s’agit donc aucunement d’une réponse "personnelle" mais bien plutôt d’une tentative de "mise en forme" pour éviter les confusions, telles qu’on peut les voir presque partout.
Tu connais très bien l’importance accordée à la "ressource humaine" voir le site du COnservatoire de la MEmoire VIvante des Français d’Algérie mais nous devons nous mettre d’accord sur les mots et prendre en compte les contraintes et éléments de la technique de l’HISTOIRE.
Sur quoi et comment travaillent les historiens ?
Professionnels relevez les erreurs SVP
Les historiens travaillent avec :
les documents = papier officiel décrivant une situation - textes officiels - rapports de gendarmerie ou de police - lettres émanants d’officiels ou d’administrations - autres documents provenant d’études historiques ou de constats justifiés et prouvés.
Ils ne travaillent pas avec les témoignages ! Ni les livres de mémoire, ni tout autre manifestation qui s’appuie sur des témoignages "non officiels".
Les témoignages peuvent quelquefois être pris en compte quand ils appuient des faits avérés par des documents officiels et ont alors une valeur descriptive mais presque jamais argumentaire.
C’est comme çà et cela n’est pas près de changer !
Alors pourquoi proposer le COMEVIFA me diras-tu ?
Justement parce qu’en condensant de multiples témoignages sur des faits, des lieux etc. on peut donner du "grain à moudre" aux historiens en évitant l’écueil principal de la NON FIABILITE des témoignages !
Par exemple :
Imaginons un fait qui se soit produit là ou là !
En recueillant des témoignages, nous n’aurons jamais la même version des faits, alors imaginons que l’on recueille les témoignages des ennemis d’alors !!!
Pour que l’ensemble soit compréhensible, il va y avoir un sacré travail ! Si l’on prévoit une structure pour le faire, ce sera déjà çà, en outre cela nous permet d’apporter une logique complémentaire.
Je prends une image, admettons que l’on parle d’un évènement, allez un accident de voiture "non officiel" :
les témoignages vont être très divers !
- il n’y a pas eu d’accident,
- la voiture était grise,
- la voiture était bleue,
- la voiture était rouge... etc...
Selon la qualité et le nombre de résultats, il sera toujours possible de contester la version officielle qui disait qu’il n’y avait pas d’accident, puisque même si les témoignages ne sont pas d’accord sur la couleur, en revanche, par leur nombre, ils démontrent que l’accident a bien eu lieu !! CQFD !
Ce travail de compilation et de recherche n’a jamais été fait par personne, faute de moyens surement... ou d’idée ?
Sur le terrain de l’Histoire, il nous parait légitime de revendiquer, mais si nous ne prenons pas en compte les règles du travail HISTORIQUE et la vérité d’un pays, la France, qui à travers ses dirigeants a pris des décisions opposées à nos voeux, nous ferions une grosse bulle dans la baignoire !!!
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