Marine le Pen doit partir !

, par  NEMO , popularité : 1%
NJ-Ile de France
JPEG - 9.2 ko

Je ne veux pas donner l’impression de hurler avec les loups, mais pour moi, c’est clair : Marine le Pen doit partir.
Je sais bien que contrairement à la plupart des pays occidentaux, où un échec provoque la disparition immédiate du tête d’affiche responsable, les Français ont une tendresse particulière pour les perdants, jusqu’à leur donner une deuxième, voire une troisième chance (Mitterrand, Chirac, hélas)…
Je sais bien que Marine le Pen a été victime d’une campagne unanimement ignoble de dénigrement, que cette élection a été manipulée, déloyale, inéquitable, que les « gardiens de la République » se sont conduits comme des gougnafiers, sous la noble excuse de faire barrage à la bête immonde.
Je me doute bien qu’elle a mille excuses pour avoir (sans doute, du moins j’espère pour elle que c’est la bonne explication, que ce n’était pas une stratégie délibérée) « pété les plombs » pendant ce débat indigne.

Mais le résultat est là : Marine le Pen a montré devant 16 millions de téléspectateurs abasourdis qu’elle avait atteint sa limite, et de la pire des façons – j’ai déjà eu l’occasion ici de déplorer son manque d’humour (Les régionales sont terminées. La révolution commence.). Toujours est-il que, quelles que soient ses excuses, quoi qu’elle fasse maintenant, le débat du 3 mai 2017 lui reviendra comme un boomerang. Chirac avait tué Fabius en le traitant de roquet. Macron a tué Le Pen en la traitant de parasite (ce qu’il est lui-même d’ailleurs à la puissance mille, puisque son travail de banquier consistait essentiellement à faire de l’argent avec de l’argent, sans aucune création de richesse réelle). Au risque d’en chagriner certains et d’en réjouir d’autres, je vous le dis : Marine le Pen ne sera présidente de la République ni en 2022, ni à la Saint GlinGlin.

Ceci dit, les enjeux sont trop importants pour qu’on s’apitoie sur le sort personnel des uns ou des autres. Ce qui est intolérable, c’est qu’en se cramponnant à la tête du FN contre vents et marées, Marine le Pen va plomber non pas tant les chances des candidats de son parti – qui risquent de terriblement déchanter aux législatives-, mais les espoirs de toute une France dont elle était la seule à porter les idées. Nos luttes pour défendre notre identité, notre patrie, notre famille, notre Histoire, notre éducation, enfin, tout ce qui fait le ciment d’une Nation et que nos élites détruisent allègrement au nom d’un vivre ensemble d’opérette, vont encore une fois être étouffées par la « société du bien », sous couvert de nazisme, de fascisme, d’homophobie, d’islamophobie et autres xénophobie... J’enrage !

Je ne doute pas que Macron trouvera une majorité pour gouverner. A quelques trompe-l’œil près, ce seront les mêmes qui tirent les ficelles depuis des décennies, les mêmes qui ont leur rond de serviette depuis des lustres au banquet de la République. Certes il y aura quelques jeunes, saupoudrés ici et là pour faire « progrès », mais ces jeunes-là baignent dans le lait du pouvoir depuis qu’ils ont quitté leur barboteuse pour des costumes trois pièces. Ne vous faites aucune illusion. Ce ne sont pas ces jeunes-là qui changeront le monde. Ils continueront à mener la même politique qui maintient leur caste au pouvoir depuis que l’humanité s’est mise à marcher sur deux pattes.
Le FN, lui, jouera consciencieusement son rôle d’ennemi-de- la-République-qu’il-faut-à-tout-prix- empêcher-de-mener-la-France-au-chaos, du moins tant qu’il y aura un le Pen pour perpétuer la dynastie.

Alors voilà : il faut que Marine le Pen s’en aille, que le FN explose, et que de ce big bang naisse un nouveau vrai parti de droite, aussi immaculé que le PS et les Républicains réunis. Marine le Pen serait alors une grande dame, qui aura fait plus pour la France que la plupart de ceux qui la toisent de leur mépris.

Navigation