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MAZAGRAN-de la défense héroïque de-

, par  lesamisdegg , popularité : 1%
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En octobre 1839, l’expédition des Portes de Fer est organisée par le gouverneur général Valée et le duc d’Orléans : elle vise à relier par voie terrestre Alger et Constantine (prise en 1837) et à conforter l’emprise française sur le nord de l’Algérie. Considérée par l’émir Abd el-Kader comme une violation du traité de la Tafna qu’il avait signé en mai 1837 avec le général Bugeaud, cela aboutit à la reprise de la guerre en novembre, avec notamment l’attaque de la plaine de la Mitidja (20 novembre).L’armée française est alors placée dans une position défensive, en attendant des renforts pour reprendre l’initiative. Ben Tami, lieutenant d’Abdel Kader, à la tête de plusieurs milliers de cavaliers , prend la route de Mostaganem. Ils sont une première fois stoppés le 15 décembre devant le village de Mazagran, situé à 4 km de là, par le feu nourri d’un bataillon français qui y stationne. Les Français se replient ensuite dans un fortin dont le siège commence. Mais Ben Tami s’aperçoit que celui-ci dispose d’une source d’eau, il décide donc de lancer l’assaut le 3 février 1840.

 

Philippoteaux, Défense de Mazagran, février 1840

défense héroïque de MAZAGRAN février 1840

défense héroïque de MAZAGRAN février 1840

« La province d’Oran devint presque en même temps que celle d’Alger le théâtre de la guerre sainte. Au commencement du mois de février les beys de Mascara et de Tlemcen vinrent, à la tête de douze mille hommes, attaquer le réduit fortifié de Mazagran, défendu seulement par cent vingt-trois hommes du premier bataillon d’Afrique, sous les ordres du capitaine Lelièvre.

Voici l’ordre du jour adressé par le général Guéhéneuc aux troupes de la division d’Oran :
« L’attaque a duré cinq jours : la force totale de l’ennemi est estimée à douze mille hommes, d’après les calculs les plus modérés ; il avait avec lui deux pièces d’artillerie.
« Le 3 février, entre dix et onze heures du matin, une colonne de huit cents hommes est venue attaquer le réduit de Mazagran… La ville, n’étant point occupée, fut envahie en un instant par l’ennemi : une vive fusillade s’engagea de part et d’autre ; l’artillerie ennemie ouvrit son feu : la nuit mit fin au combat.
« Le 4 l’ennemi, plus nombreux que la veille, renouvela l’attaque, qui commença à six heures du matin et dura jusqu’à six heures du soir, et fut encore repoussé avec perte.
« Le 5, nouvelle attaque, qui eut le même sort que les précédentes.« L’artillerie des Arabes ayant fait brèche dans les murs de Mazagran, la garnison profita de la nuit pour réparer les murailles, panser les blessés et se préparer à de nouveaux combats.

Enfin le 6 l’ennemi fit une tentative désespérée pour se rendre maître de ce poste : une colonne de deux mille fantassins donna l’assaut ; l’ennemi parvint jusque sur la muraille ; mais, grâce à l’intrépide opiniâtreté de la garnison, il fut repoussé, tantôt à coups de baïonnettes, tantôt avec des grenades, et même à coups de pierres. Ce fut son dernier effort : entièrement découragé, il se retira, abandonnant l’attaque et ses positions »

 

ben-Ali-ben-Abi-Taleb, cousin germain et beau-frère de l’émir :

« De cet endroit (Tagdemt), j’allais rejoindre El hadj Mostafa, Khalifa de Mascara. Les contingents arabes et les soldats étaient campés près d’Oran. Avec eux nous nous dirigeâmes sur Mazer’eran (Mazagran). La ville fut entourée de toutes parts. Les soldats se précipitèrent aux murailles. Nous pointâmes une pièce de canon qui abattit la hampe à laquelle ils arboraient le drapeau. Certain jour, un homme du nom de Sid Mohamed ben Mezrona’, bach-kateb (trésorier) des soldats, répandit le bruit parmi ceux-ci que le sultan avait écrit de retourner ; les soldats partirent. C’était un mensonge. J’eus un cheval tué à ce siège. De retour auprès du sultan qui était revenu à Tak’edemt (Tagdemt), je lui rendis compte de ce qui était arrivé ; il destitua le bach-kateb. »

El-Hossin-ben-Ali-ben-Abi-Taleb, Histoire d’el hadj Abd-el-Kader

Voir en ligne : http://lesamisdalgerianie.unblog.fr...

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