Les pieds-noirs ont-ils été abandonnés par la France ?

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Voir aussi le site : http://disparus.notrejournal.info qui est en perpétuel suivi et mise à jour ... 50 ans après ...

Il est vrai que cet article date de février 2012, mais il est toujours d’actualité !

Il souligne bien, le problème, sa gestion et aussi la façon dont l’opinion publique a été dénaturée par le matraquage incessant d’idées fausses, à la fois par des "bolcheviques" sur le retour, par les Pieds Noirs progressistes et par un tissu de personnes, généralement de gauche, qui aiment bien les jugements à l’emporte pièce, souvent totalement erronés !

Personne ne peut nier les exactions de l’OAS, mais personne ne devrait pouvoir nier, la "légèreté" pour le moins, dans la gestion de cette situation.

Injustice et désinformation sont les maîtres mots de ce qu’il faut bien se rappeler !

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Après l’indépendance de l’Algérie, de nombreux pieds-noirs ont été victimes d’enlèvement. Une question longtemps occultée par les deux États.

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..... Longtemps, la question a été politisée : s’inquiéter des disparus, remuer le spectre de ce silence de l’État français, revenait à faire l’apologie de l’OAS, car, selon le FLN, les victimes européennes étaient toutes membres de l’organisation illégale, qui pratiquait elle-même une politique de terreur. OEil pour oeil, dent pour dent. C’est en partie vrai. Mais la violence algérienne s’est abattue aussi à l’aveugle, sur des femmes, des enfants, des familles entières. Après les années 2000, l’État français a entrebâillé la porte sur cette question : il a créé la Mission interministérielle aux rapatriés (MIR), qui, après interpellation du ministère des Affaires étrangères et de ses archives, a permis en 2003 la diffusion du rapport de la Croix-Rouge, resté jusque-là secret, et la consultation des dossiers nominatifs des disparus. La Direction des archives du ministère a publié en 2004 une liste de 3 781 noms. Un nouveau rapport est remis à la MIR par le général Maurice Faivre. Une liste révisée de 2 230 personnes est établie. Liste officieuse. C’est dans la lignée de ce mouvement de reconnaissance que le Mémorial de Perpignan est inauguré. Mais les pieds-noirs, en 2012, veulent aller plus loin et demandent une prise de position officielle de l’État français, comme ce fut le cas en 1995 pour la politique de déportation des juifs français. ....

Voir en ligne : Le Point.fr - Publié le 25/01/2012 à 12:25 - Modifié le 01/02/2012 à 11:30

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