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Le Pen- Macron : le renversement des rôles ?

, par  vanneste , popularité : 1%
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InversiondesrolesLe duel annoncé et gagné d’avance entre le démocrate et la « fascho », le pacifiste et la « va-t-en-guerre », le rassembleur et la raciste, l’homme d’ouverture et la femme des frontières est peut-être en train de changer d’ âme et l’espoir de camp. Le ralliement à Marine le Pen de certains gaullistes, comme Dupont-Aignan ou Marie-France Garaud est un signal libérateur. Beaucoup de « républicains » engagés derrière Fillon n’ont pas digéré l’adhésion précipitée à l’adversaire victorieux. Cela sentait l’opportunisme et révélait une trahison déjà ancienne des idées au profit des intérêts. La tentative de réveiller le vieux monstre de la diabolisation paraît un artifice usé. L’instrumentalisation mensongère et injurieuse de l’histoire risque même de se retourner contre le manipulateur qui y recourt. On ne peut récupérer la tragédie d’Oradour, ou citer les attentats de l’OAS contre un parti, qui n’a aucun lien avec ces événements, sans éveiller le soupçon d’une grande malhonnêteté intellectuelle. Car les massacres de populations civiles d’aujourd’hui ou les attentats sur notre sol, ce ne sont pas les nazis qui les commettent, ni l’extrême-droite, ce sont les islamistes que le FN combat avec vigueur. Dieu merci, il n’est pas seul.

Macron est le fruit de la manipulation des électeurs par l’oligarchie qui règne sur le microcosme médiatique. Il est assez facile d’inverser l’image positive que ce dernier a essayé d’installer dans les esprits. M. Macron va gouverner par ordonnances puisqu’il n’aura sans doute pas de majorité parlementaire. Au mois de Novembre, il était contre. Il est maintenant pour ce type de gouvernement qui contourne le peuple, ses représentants et ceux de la société civile. C’est doublement inquiétant : la surestimation de soi est la semence de la dictature. Or le fait d’être parvenu à la porte de l’Elysée aussi vite et en se flattant de ne pas avoir été élu auparavant risque d’accentuer la dérive. De plus, le revirement à ce sujet, comme sur beaucoup d’autres, témoigne d’une inconsistance inversement proportionnelle à la suffisance du personnage. Madame Le Pen va au contraire faire appel au référendum, c’est-à-dire au peuple. C’est démocratique, c’est gaulliste, et c’est suisse : trois brevets qui délivrent de l’imputation de « fascisme ».

Macron a également envisagé de porter la guerre en Syrie contre l’Etat présidé par Assad. Il a évoqué cette possibilité à la suite du bombardement chimique dont l’aviation syrienne se serait rendue coupable. Il a souligné combien celui-ci était contraire au droit international en ajoutant que la riposte française pourrait se passer de le respecter, ce qui révèle la tendance marquée du novice à dire tout et son contraire « en même temps », selon sa formule fétiche. Madame Le Pen est au contraire favorable à un dialogue amical avec la Russie de Vladimir Poutine. C’est de ce côté que se situent les chances de paix, et non de celui des Etats sunnites qui ont fomenté la guerre et l’alimentent encore. Macron est un homme dangereux.

Macron a tenu lors de sa réunion publique de Marseille à citer les « communautés » immigrées une à une. Il n’a pas négligé à Alger de diffamer la France en parlant de « crimes contre l’humanité » commis par des Français, les rapatriés en particulier, une « communauté » elle-aussi mais que le candidat à la Présidence de tous les Français ne craint pas de discriminer. On passera sur son ignorance abyssale qui lui fait méconnaître le rôle prodigieux de la médecine française dans nos anciennes colonies et en particulier dans les départements français qui ont constitué l’actuelle Algérie. Madame Le Pen veut rassembler le peuple français. Elle cultive cette évidence qu’un élu par les Français doit se préoccuper prioritairement des Français et non des étrangers, ou de ceux qui malgré leurs papiers se comportent en ennemis. La préférence nationale, faut-il le rappeler, est plus cohérente que la préférence étrangère pratiquée à gauche depuis des années. La gauche passe son temps à opposer les « classes », de façon hypocrite d’ailleurs, quand on voit le comportement de nabab de beaucoup de ses cadres. Madame Le Pen est allée à Amiens sur le site Whirpool rencontrer les salariés de l’entreprise, pendant que son concurrent avait une réunion avec l’intersyndicale. Elle considère que le rachat d’une entreprise française par des capitaux étrangers qui vont la délocaliser ou la faire disparaître, en mettant les ouvriers sur le carreau, doit être combattu. Or la gauche, responsable de cette situation, en raison de sa politique économique, se cache derrière un candidat « potemkine » qui a fait de ces arrangements entre capitalistes son métier. Il est clair que c’est Marine Le Pen qui veut rassembler le peuple de France en commençant par ceux qui ont le plus besoin de protection.

Macron voulait être le candidat de l’avenir contre celle qui incarne le passé. Or, suivant la vieille habitude de la gauche à laquelle il trahit ainsi son appartenance, Macron ne cesse de manipuler l’histoire et tente d’en récupérer les drames de manière cynique. Sa visite à Oradour n’avait pas d’autre but que de stigmatiser indirectement sa concurrente, comme s’il y avait le moindre rapport entre elle et les nazis responsables du massacre. Il y a aujourd’hui des tueries et des attentats. Ils sont le fait des terroristes islamistes et non de l’extrême-droite. Or ce péril touche peu le candidat des bobos. Il faut s’y habituer, dit-il. Il faut poursuivre et accélérer le flux migratoire. A quoi sert-il d’aller à Yad Vashem, si « dans le même temps » où l’on s’exonère du présent au profit du passé, on refuse de mettre un frein aux menaces qui pèsent sur les Juifs de France ? La limitation de l’immigration au strict minimum est une exigence vitale pour la France. Fillon lui-même proposait des quotas. Pour que la France ait un avenir, il faut qu’elle sauvegarde son identité et son indépendance et ne sombre pas dans le mondialisme, l’atlantisme, l’eurolâtrie, le communautarisme. Le patriotisme est le garant de l’avenir d’un pays.

Macron voulait être le candidat de l’apaisement contre le parti de la haine. Ses discours hystériques, les propos orduriers tenus par quelques cabotins qui remplacent leur absence de culture et de réflexion par une agressivité vulgaire et sans limite, montrent que la haine n’est pas là où le microcosme médiatique veut, à tout prix, la placer. L’intolérance, la discrimination, le totalitarisme de moins en moins sournois que la gauche fait régner dans notre pays sont inquiétants. Le processus mortel pour la démocratie est « en marche ». Il consiste à exclure un parti parfaitement légal de la légitimité républicaine, puis de fil en aiguille, tous ceux qui s’en approchent, enfin ceux qui partagent certaines de ses idées. L’emploi de l’amalgame dénoncé par la gauche est en fait le mécanisme auquel elle a le plus souvent recours. La fausse droite s’y soumet. Sens Commun vient d’en faire les frais.

La France et la démocratie doivent être sauvées « en même temps », et c’est la raison pour laquelle les gaullistes doivent voter pour Marine Le Pen !

Voir en ligne : http://www.christianvanneste.fr/201...

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