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Comme vous pourrez le voir CLIQUEZ ICI pour le vérifier, une autre fenêtre va s’ouvrir Il existe un espace sur INTERNET réservé à l’histoire du 5 juillet 1962.
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Messages de forum
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Je vous fais part d’un échange de correspondance :
Madame,
Je ne me vante pas d’être professeur émérite. C’est un état et je n’en tire aucune vanité. Au surplus je ne crois pas m’être jamais fait de la publicité et je ne suis pas du tout médiatisé ; et c’est très bien comme ça. Cela me permet de dialoguer d’égal à égal avec les humains de bonne volonté.
Je vous réponds sur le point précis du 5 juillet. Personnellement, je n’ai pas étudié le 5 juillet, mais j’ai lu des avis qui méritent à mon avis considération, notamment celui que je crois vous avoir déjà signalé (?) de Jean-François Paya, lui-même oranais, et qu’il a fait paraître dans l’ouvrage dénommé "l’agonie d’Oran". Si j’ai bonne mémoire, il ne donne pas de chiffre arrêté des victimes parce qu’aucun historien digne de ce nom ne peut arrêter de bilan s’il n’a pas de sources comptables irréfutables. Je crois que le nombre des victimes a dû s’établir à quelques centaines, ce qui, en soi, est déjà un bilan lourd et cruel.
L’hypothèse qu’avance Paya selon laquelle cette triste affaire est à mettre en relations avec les rivalités internes au FLN d’Oran me paraît devoir être prise en considération. En effet, il y avait un FLN d’Oran, qui contestait le pouvoir de l’armée des frontières (de Boumediene), laquelle n’avait jamais combattu sur le terrain, mais qui ambitionnait de prendre le pouvoir en Algérie. Cela contre les civils et les politiques du GPRA qui avaient négocié les accords d’Evian, et qui voulaient les appliquer. En revanche, Boumediene et son clan militaire extérieur voulaient éliminer les civils et les politiques du pouvoir. Le FLN d’Oran étant clairement lié au GPRA, il s’agissait, d’après Paya, pour Boumediene, de le déconsidérer à Oran en provoquant une situation de violence montrant que le FLN d’Oran était incapable d’assurer l’ordre, et que cela nécessitait donc une intervention des militaires des frontières, en l’occurence stationnés au Maroc.
Il y aurait donc eu une provocation délibérée (fusillade) contre un défilé d’Algériens célébrant l’indépendance pour susciter une réaction des manifestants contre les Européens. Mais d’autres versions parlent d’une provocation émanée de l’OAS. Personnellement je pense que la première version est la plus plausible, mais le doute subsiste. Vous connaissez la suite.
Avec le recul, on peut donc dire que si les accords d’Evian n’ont finalement pas été appliqués, cela est dû à deux responsabilités différentes mais parallèles : celle de l’OAS d’une part (mais cela est connu), et d’autre part celui du groupe militaire de Boumediene qui a pris le pouvoir dans l’été 1962 en passant sur le corps des maquisards de la wilaya 4 (Algérois) qui ont essayé de l’en empêcher (ces combats intra-algériens, en quelques jours ont fait, d’après une source algérienne, mille morts) : en clair les authentiques politiques qui ont négocié les accords d’Evian avec la volonté de les appliquer ont été chassés du pouvoir par un groupe du pouvoir qui était bien décidé à n’en rien faire.
Madame, je ne prétends pas détenir la vérité, du moins toute la vérité. Tout simplement parce qu’il est des cas où, même l’historien le plus honnête et le plus travailleur ne peut pas répondre à toutes les questions. Mais avec ce que dit Paya, je crois que vous tenez déjà un aspect important de la vérité.
Avec mon plus respectueux compliment, je vous prie de croire, Madame, à mes voeux de bonne fin d’année et de paisible Noël,
G....... M......
Si des personnes pouvaient davantage apporter leurs témoignages pour élucider cette malheureuse journée !
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Cet article très intéresant mérite, je pense , qu’on le prenne en considération. Je n’ai vécu le 5 juillet que de loin, puisque j’étais algérois, encore à alger ce jour là : C’est d’ailleurs cet évènement tragique qui nous a déterminés mon frère et moi, qui étions les seuls de la famille à être encore là, à partir rapidement, soit le 7 juillet. J’ai assisté à l’incendie des facultés d’Alger,et à d’autres évènement qui faisait, personne ne peut le nier, partie de la politique de la terre brulée de l’OAS dans ses derniers soubressauts. Je ne juge pas ! Je constate. Donc, peut on nier une éventuelle responsabilité, ne fût-elle que très partielle de ce qui restait de membres de l’OAS à ORAN le 5 juillet ?
Il n’en reste pas moins que ce jour là, ce sont bien des arabes qui ont tué BEAUCOUP de Français, et que le général KATZ a laissé faire.
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Je ne crois pas du tout à une quelconque responsabilité de l’OAS ce jour-là (5 juillet 1962)
Des membres de ma famille étaient encore ce jour-là à Oran.
1/ D’après ce que j’ai pu lire depuis, l’OAS était partie les jours précédents, ce qu’ils ont d’ailleurs confirmé eux-même plus tard.
2/ Qui aurait été assez fou pour tirer sur une foule algérienne excitée sachant qu’il allait être dans les minutes suivantes tué ?
3/ Des témoins confirment avoir entendu des tirs d’armes lourdes alors que l’OAS ne possedait pas ce type d’arme. Nous savons aujourd’hui les luttes intestines qu’il y avait entre le FLN et L’ALN pour la prise du pouvoir.
4/ Et comment expliquer qu’au même moment dans les quatre coins de la ville a commencé ce massacre sur la population européenne (ainsi que des règlements de compte entre algériens)sans que cela soit organisé ?
5/ Comment des hommes armés (algériens) sous la menace d’armes kidnappaient des civils européens en les faisant monter dans des camions ? Mon frère Vincent et son beau-frère Claude Pérez ont été forcés à monter dans ces camions. Son beau-frère a bousculé l’algérien qui le menaçait, a sauté du camion et s’est enfui, ils lui ont tiré dessus me ne l’ont pas touché, je tiens ce témoignage de lui-même. Depuis cet instant nous n’avons plus jamais revu mon frère.
Il serait fort intéressant de comparer nos témoignages pour mettre en évidence que cela a été organisé. Il nous faudrait pour chaque enlèvement l’heure, le lieu, par qui et dans quelles circonstances se sont déroulés ces enlèvements (faire une véritable enquête), c’est ce que je vais m’efforcer de faire avec votre aide. Aussi je vous demande de bien vouloir me communiquer les témoignages que vous détenez afin qu’ensemble nous fassions éclater la vérité. (sans cela nous ne prouverons rien).
Je suis à votre dispositon pour tout échange. Mon e-mail :
jcprieto@wanadoo.fr
Une fois les comparaisons faites avec l’accord de tous nous les rendrons publiques à notre communauté (là nous aurions fait un véritable devoir de mémoire)
Il ne faut plus que chacun garde dans son petit coin des informations importantes qui séparées ne servent pas à grand chose alors qu’ensemble ce dossier du 5 juillet pourrait faire un grand pas. Cela j’en suis convaincu mais faut-il encore avoir l’accord de tous ce qui n’a jamais pu être fait à ce jour. Je suis stupéfait de voir que chacun est accroché à une partie de son histoire depuis, il serait grand temps maintenant (pour le devoir de mémoire) qui nous tient tous à coeur que ce travail soit enfin accompli. L’année 2007 va-t’elle être enfin l’année de notre union ? Je l’espère.
Sincères amitiés à tous.
Jean-claude de Mosta.
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« Nous voudrions surtout que la France reconnaisse ce qui s’est passé ? ce 5 juillet 1962,où des européens civils furent massacrés par centaines dans des conditions atrôces pour pouvoir enfin faire notre deuil ». Beaucoup de pieds- noirs ont été touchés personnellement par ces disparitions qui sont survenues en quelques semaines seulement.
L’amertume persistante des familles de victimes s’est nourrie du
sentiment d’abandon qu’elles éprouvent depuis longtemps. Elles reprochent aux pouvoirs publics de les avoir sciemment laissées dans l’ignorance. L’accès partiel aux archives françaises depuis 2004 ne suffit pas à ceux qui réclament, avec 80 députés, l’ouverture d’une commission d’enquête.
Cette année encore, certaines chaines de TV, s’octroient pour activer leur audience la diffusion de reportages ou de documentaires de l’histoire d’Algérie falsifiant la vérité de notre vécu et ce, malgré l’intervention de députés.
Chaines politiques, médias politisés qui ne font qu’oeuvrer pour couvrir la vérité au détriment de toutes ces familles victimes de l’indifférence des Pouvoirs Publics de l’époque et de leur lâcheté.
Laissez vos témoignages, recueillez ceux dont vous avez connaissance, faites le savoir, continuez de vous battre pour vos disparus !
Répondre à ce message
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je vous informe du communiqué suivant et je suggère que nos associations représentatives soutiennent cette action et fasse un don pour rémunérer l’avocat qui portera cette action en haut lieu.
Communiqué
Les organisatrices de la *Marches du 5 juillet à Marseille* soutenues par plusieurs familles de disparus ont constitué
Le Collectif de Défense des Familles de disparus
Après les accords d’Evian, Nos différentes démarches : pétitions, lettre au président de la République, actions auprès des députés, questions des parlementaires au gouvernement et proposition de loi demandant une commission d’enquête, marche du 5 juillet 2005 et 2006 sont restées sans réponse et nos attentes totalement ignorées.
- 44 ans après ces crimes, la plupart des familles demeurent dans l’ignorance du sort de leur disparus enlevés.
- Cette indifférence d’Etat est inacceptable et inhumaine.*
Le Collectif a donc décidé d’ester en justice pour le respect de nos droits :*
Libre consultation de toutes les archives - Connaissance du sort des enlevés disparus en Algérie après les accords d’Evian.
Détermination du lieu des sépultures - Rapatriement des dépouilles - Réparation des préjudices matériels et moraux subis par les victimes et leurs ayants droit.
Cette action, complexe et difficile, nécessite l’implication de tous :- Par vos témoignages et les justifications officielles censurées jusqu’à présent et qu’il nous faudra produire.
Par vos dons, le coût financier de cette entreprise sera conséquent et de longue haleine
Moralement, car les souffrances des familles vont ressurgir avec le rappel de ces faits horribles et des déchirements qui les ont accompagnés
En relayant le plus largement possible ce communiqué pour sensibiliser le plus grand nombre de nos compatriotes
C’est un triple appel que nous lançons : – *Aux familles* de disparus dont l’aide nous est indispensable pour la constitution des dossiers et avec qui nous partageons la douleur de l’absence.
A toute la *communauté des Rapatriés d’Algérie* de toute confession pour leur soutien moral
A chaque *compatriote ou sympathisants* à notre cause et à nos amis afin que leur aide financière si modique soit-elle nous aide à honorer
les frais, de justice afférents à cette action
Nous espérons, avec vous tous, lever cette chape de plomb qui nous étouffe depuis plus de 4O ans et voir ainsi reconnaître les horreurs et
les déchirements qui ont marqué notre Histoire.
Adressez vos adhésions, vos témoignages et vos dons au « Collectif des
familles de Disparus » (chèque au même ordre) 9 Rue du Commandant Rolland Marseille 13008
Contact : Viviane Ezagouri : 06 62 52 45 95
Marie Claude Teuma : 06 10 32 16 51
(Une participation même modique , sera bienvenue)
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Le sujet est "brûlant" et nos parlementaires savent qu’ils ne peuvent plus se taire sur ce sujet. Encore faut-il que toutes les familles touchées par ce drame est le courage de réclamer leurs dossiers aux archives du Ministère des Affaires étrangères et transmettent un courrier au gouvernement ,à une association représentative ( et il y en a ) qui puisse apporter la preuve de ces disparitions et massacres.
Si vous connaissez des personnes étant dans ce cas qui ne peuvent le faire , aidez les !
Prenez leurs témoignages !
Celà est important plus nous serons nombreux plus notre cause aboutira.
Parlez en autour de vous, dans vos associations, faites le savoir encore et encore
ajpnm@laposte.net
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Amis pieds-noirs, c’est un vrai cadeau de Noël que le facteur m’apporte en ce 29 décembre 2006 : transmise par mon éditeur, Gandini, une lettre de ce mystérieux capitaine Croguenec qui sauva de nombreux oranais en ce douloureux 5 juillet 1962. Il semble que cet officier n’ait eu connaissance de mes livres " L’Agonie d’Oran " que récemment. Après les horreurs qu’il avait vu à Oran et dégoutté de l’attitude des chefs militaires en ce jour, il avait décidé de quitter l’armée et finalement a intégré le corps prestigieux des Sapeurs Pompiers de Paris dont la devise, me rappelle-t-il est " Sauver ou Périr. " Il a prouvé qu’il était digne de ces mots émouvants. Il est maintenant colonel et réside à Paris ; je vais lui écrire directement mais je tiens à vous donner la primeur de son récit :
" Il est vrai comme le dit le Cdt Brénugat (Tome II pages 77 et 78), que la Compagnie du 2éme Zouave que je commandais à l’époque a réussi le 5 juillet 62 à rassembler plus de 400 personnes dans le Lycée Jules Ferry qui nous servait de cantonnement. Le 5 juillet, depuis les environs de 12 h., j’ai supporté sans broncher les coups de feu tirés par n’importe qui (arabes) sur n’importe quoi. J’avais une peur : celle de recevoir des tirs directs sur le Lycée. En effet, mes zouaves n’étaient que des jeunes appelés, et je pense que par peur, ils auraient riposté. La puissance de feu d’une compagnie d’infanterie (en alerte maximum) aurait été telle qu’un massacre aurait été inévitable. Il fallait jouer plus fin, mais comment ?
Mes observateurs, sur la terrasse me font savoir que les Européens sont conduits mains sur la tête, vers le commissariat central situé à 2 à 300 mètres de notre lycée. Je savais dés lors que c’est là que je devais intervenir. Encore fallait-il que cette débauche de tirs d’armes automatiques s’atténue un peu. Entre temps, vers 13 heures, le poste de garde aperçoit 2 Français mains au mur en très mauvaise situation, face au lycée. Ils interviennent rapidement pour les mettre à l’abri. Il s’agissait de 2 reporters de Paris-Match dont Serge Lentz (pages 147-148)
Vers 14 heures, un calme très relatif s’établit, tout au moins dans notre rue. Je décide, accompagné d’un sous officier, Brenugat, de descendre en jeep, en Képi, sans arme, jusqu’au commissariat central. Je rentre délibérément par la grande porte, les sentinelles FLN me semblent très nerveuses mais ne bronchent pas. Je découvre dans le grand hall une foule de Français terrorisés, muets, dont la grande inquiétude se lit sur les visages. Au centre du hall, un arabe en civil très bien habillé, s’exprimant dans un excellent français, refait l’histoire de la conquête d’Algérie depuis le 19° siècle. Je m’adresse à lui ainsi qu’à tous les hommes et femmes raflés par les soldats FLN. Je dis à peu prés ceci : " Les accords d’Evian donnent à l’armée française le droit et le devoir de protéger ses ressortissants (Je n’ai jamais vérifié si cela pouvait être vrai) (Note de la rédaction, oui ça l’était !) Veuillez rejoindre ma jeep à l’extérieur et la suivre s’il vous plait. " Je n’attends pas de réponse, je me dirige vers la porte, l’ouvre à double battants. Toutes les personnes présentes sortent, je ne quitte les lieux que lorsqu’il ne reste plus que les soldats arabes et leur chef. Tous ces pauvres gens ont été accueillis dans ma caserne, je leur ai distribué des rations de combat et ils ont été dispersés en camion militaire vers 18 h./19 h. grâce à l’aide d’un très charmant colonel du train de la caserne jouxtant le lycée.
Ai-je désobéi aux ordres ? Oui, certainement. Non seulement je ne regrette rien mais j’en suis fier. J’ai par contre obéi à ma conscience ainsi qu’au règlement de discipline générale qui précise que la désobéissance est permise lorsque l’ordre donné est illégal. Il était manifestement illégal de ne pas protéger nos compatriotes. (…) Je n’ai jamais compris les décisions du Corps d’Armée d’Oran et du général Katz en particulier. Que voulait-il ? Que cherchait-il ? Peut-être laisser les arabes vider la ville de ses pieds-noirs ? Alors il a réussi, mais ce serait trop machiavélique pour être vrai. Je crois plutôt qu’il a tout simplement exécuté les ordres de Paris, sans chercher à comprendre, tel le caporal moyen obnubilé par la dure guerre arabe OAS. Hélas, il n’était pas caporal, il aurait pu réagir plus tôt et plus vite. L’OAS n’était plus là ; il ne restait que des pauvres gens manipulés puis lâchement abandonnés par le même OAS. (Note de la rédaction : il y a beaucoup à dire sur ces derniers propos, nous y reviendrons.)
Pour ce qui concerne les morts transportés à l’hôpital d’Oran je précise que, là aussi, je suis un des seuls à avoir pénétré dans la morgue. J’ai tenté de reconnaître des corps de personnes dont on m’avait signalé la disparition. Ma mémoire n’est plus assez précise ; il s’agissait probablement du 6 ou 7 juillet en fin d’après midi. Grâce à un autre capitaine (camarade de promotion de Saint-Cyr) dont le secteur d’activité englobait l’hôpital, j’ai pu pénétrer dans ce qui servait de morgue (non réfrigérée). Dans une atmosphère terriblement nauséabonde, j’ai remué beaucoup de cadavres pour la plupart tués par balles, quelques uns égorgés. Il m’a été impossible de reconnaître s’il s’agissait de Français ou d’Arabes. Les corps étaient gonflés et noircis. J’ai même ouvert plusieurs cercueils non scellés. Il s’agissait uniquement d’hommes. Je n’ai vu aucun cadavre de femme ni d’enfant. J’évalue leur nombre à 40 ou 50, voire un peu plus. C’est le seul témoignage que je peux faire sur le nombre de victimes qui hélas, est certainement très supérieur à cela. "
Le colonel Croguenec rectifie quelques points de témoignages publiés dans mon livre mais je lui répondrai directement sur ce sujet car il semble qu’il y ait de simples mais parfois douloureux malentendus. Voila donc un témoignage qui surgit plus de quarante quatre ans après le drame et je suis certaine que si certaines personnes qui ont été sauvées par cet officier lisent notre site, elle auront à cœur de témoigner leur reconnaissance, mais il est probable que beaucoup ont quitté ce monde sans savoir le nom de leur sauveur, ni son adresse que j’ai moi- même ignorée jusqu’ici. Je lui adresse notre profonde admiration pour cet acte de courage et notre immense gratitude.
Geneviève de Ternant
Note : Jules Ferry n’était pas un lycée mais une école primaire communale.
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Réponse a Christiane Garcia de Jean-François Paya
Je viens seulement de lire votre méssage ;merci de votre confiance ;
en effet présent sur le terrain des cette funeste journée et resté à Oran en service à la base de Mers El Kébir jusqu’a fin 64 j’ai pu commencer une enquéte que nos autorités avaient refusé de faire grace aux témoignages d’informateurs musulmans (à protéger) de rares rescapés resté à Oran puis aussi de rares archives et témoins jusqu’a ce jour en métropole ;vous avez des élément dans le volume 3 de "l’agonie d’Oran"
ou j’ai collaboré sous la direction de Genevieve De Ternant pour avoir d’autres éléments taper sur google "jean francois paya " et aussi
"jf paya" me donner un weeb sur/ malletdaniele@wanadoo.fr site de mon secrétariat et c’est avec plaisir que je vous expédirai autres éléments
Bien cordialement Jean-François Paya AC/ Algérie/classe 54/2
un peu Sociologue et Historien option"guerre d’Algérie"en vous précisant que consultant bénévole je n’ai rien a vendre si non des convictions (mon chiffrage justifié est autour de 800 à 1000 pour les victimes du 5 au 8 Juilet en relation avec cette journée qui a participée a la prise de pouvoir des"putchistes " de l’ALN extérieure
et contribué a accélerer le départ des Français D’Algérie (dit PN )
prévu par les clauses secrétes du congrés de Tripoli de MAI 1962
du FLN en particulier sous l’impulsion les éléments extérieurs préssés
surtout au delà de causes "idéologiques" de voir se libérer du butin
des biens immobiliers et des postes de cadres moyens voir supérieurs
et c’est Mohamed Harbi historien algérien et ex résponsable FLN qui l’a dit / Jean-François Paya
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Je reçois des textes d’Algériens avec lesquels j’ai un dialogue instructif et interessant membres du FLN dit modéré que je soumet à votre reflexion. Nous avons plus de difficultés avec des écrivains dit engagés(métropolitains) qu’avec les algériens eux mêmes.
"algerois,car l’origine du mal qu’a vecu,et que vie l’algerie a ce jour provient surtout de ces hordes de refugies affames,qui au lendemain de la declaration d’independance,ont envahient nos villes et villages telles des tartares,pour en deloges,leurs habitants legitimes et y repandre leurs barbarismes.
d’ailleurs,les crimes atroces qu’a connu l’algerie du fait de l’extremisme religieux,il en sont les principeaux acteurs.
car,il y a eu deux prises d’assaut,l’une venant de ghardimaou a l’est,et l’autre d’oudjda,et qui a ete l’auteur des massacres de l’oranie,car je le dis et le repete,ce n’est pas les autochtones oranais ou algerois qui vivaient en etroite promiscuite avec leurs voisins d’origines europeene ou autres,qui ont commis ces horreurs ce n’est pas les autorites francaises de l’epoque,ce n’est pas les vrais membres du fln combattant,,c’est les hordes des planques du maroc et de tunisie qui ont ete la cause.,et qui ont confisque meme les fruits de cette independance a ce jour.
et il y a baucoup a dire,car on ne peut rompre une histoire d’amour entre un etre,et sa terre natale,car c’est en elle,que sont grave ses plus chers souvenirs.
cher compatriote,
sincerement l’emotion et d’autant plus partager et plus forte que vue la vitesse avec laquelle les jours,les mois,et les annees s’egrennent qu’a la fin,il n’y aura plus personne pour temoigner,sinon essayer,et essayer encor de renouer les fils ancestraux coupes brutalement par la betise des hommes.
il est ideniable,que vous,ainsi que tous ceux qui comme vous ont ete la victime expiatoire des "appetits gnorants,de l’oas et des arrivistes barbares du fln,aimiez,l’algerie,d’un amour que meme certains qui y vivent acctuellement, et profite le mieux de ses richesses,ne pourront jamais !jamais !avoir !.
nous aussi,sommes victimes de votre depart !,car je ne cesse d’maginer une algerie plurielle,avec ses arabes,ses italiens,ses juifs,ses espagnoles,ses portugais,ses francais,ses maltais,ses manouches,ses italiens,quelle richesse !!!!!!!!!!!!.
l’algerie est le plus "europeen"des pays d’afrique,la langue la plus usite avant l’arabe c’est le francais,malgre toute les tentatives du pouvoir d’arabise une population qui ne tient qu’ a rester algerienne..
vous tenez de nous ! et nous tenons de vous !,il s’agit de se battre,malgre la complexite de la tache,et reparer( non reconstruire car il n’ont jamais vraiment disparue) les ponts,cela est possible..
je me fairais un plaisir de vous faire lire les premiers passages du livre que j’ai la pretention d’ecrire sur notre drame,a notre prochaine correspondance.
bonjour,
j’ai visite le site que vous consacrez a la memoire des populations algeriennes d’origine europeene qui ont quitte precipitament leur pays(l’algerie)pour se refugier en territoire pour baucoup d’entre eux inconnue, qu’etait la france a cette epoque çi
sincerement,et sans preambule,j’ai la conviction que sans la perche qui a ete tendue,par l’oas aux opportunistes fln infiltres de la derniere heure,par les exactions aveugles qu’ils ont commis sur les populations civiles les choses auraient pris une toute autre tournure,il n’y aurait eu ni exode,ni massacre,et l’algerie serait maintenant un pays moderne et devellope,avec sa composante multi-ethnique.
je pense,aussi que les decideurs de la republique francaise,avaient ,a l’epoque,adopte le profil le plus lache vis a vis de ces populations,car si il y aurait eu une reaction energique de leur part pour une application stricte des accords d’evian les choses auraient aussi evoluer differement.
neamoins,l’algerie demeure a ce jour,votre terre natale,vous y avez des droits,et je vous assure que vous pourrez y vivre tranquillement il suffit juste de decider.
chaleureuse salutations de votre compatriote algerien
Et je ne parle pas des apparatchiks du systeme qui sitot ejecte de la sphere dominatrice et spoliatrice (c’est le terme exact),s’empressent de revenir a la realite,en allant se refugier sous la banniere bleu,blanc rouge qu’ils faisaient semblant de combattre du moins la culture qu’elle represente eux et leurs enfants quelle hypocrisie !!!!!.
Le reste,c’est la plebe et les coupes-jarrets,decrits dans les oeuvres de victor hugo,qui viennent en france,pour ternir l’image de l’algerien,en etalant toutes leurs tares(faineant,voleurs,traitres,,tires au flan ect...).
cher claude,tout cela est le resultat d’une politique,de la politique de la lachete qui a prevalue un certain mois de juillet.
Voila des regards differents qui doivent faire évoluer, car, "On ne peut pas changer le passé, mais on peut réussir à modifier son avenir"
Amitiés à vous claude
Voir en ligne : http://www.pnmohican.org http://p...
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Je reçois des textes d’Algériens avec lesquels j’ai un dialogue instructif et interessant membres du FLN dit modéré que je soumet à votre reflexion. Nous avons plus de difficultés avec des écrivains dit engagés(métropolitains) qu’avec les algériens eux mêmes.
"algerois,car l’origine du mal qu’a vecu,et que vie l’algerie a ce jour provient surtout de ces hordes de refugies affames,qui au lendemain de la declaration d’independance,ont envahient nos villes et villages telles des tartares,pour en deloges,leurs habitants legitimes et y repandre leurs barbarismes.
d’ailleurs,les crimes atroces qu’a connu l’algerie du fait de l’extremisme religieux,il en sont les principeaux acteurs.
car,il y a eu deux prises d’assaut,l’une venant de ghardimaou a l’est,et l’autre d’oudjda,et qui a ete l’auteur des massacres de l’oranie,car je le dis et le repete,ce n’est pas les autochtones oranais ou algerois qui vivaient en etroite promiscuite avec leurs voisins d’origines europeene ou autres,qui ont commis ces horreurs ce n’est pas les autorites francaises de l’epoque,ce n’est pas les vrais membres du fln combattant,,c’est les hordes des planques du maroc et de tunisie qui ont ete la cause.,et qui ont confisque meme les fruits de cette independance a ce jour.
et il y a baucoup a dire,car on ne peut rompre une histoire d’amour entre un etre,et sa terre natale,car c’est en elle,que sont grave ses plus chers souvenirs.
cher compatriote,
sincerement l’emotion et d’autant plus partager et plus forte que vue la vitesse avec laquelle les jours,les mois,et les annees s’egrennent qu’a la fin,il n’y aura plus personne pour temoigner,sinon essayer,et essayer encor de renouer les fils ancestraux coupes brutalement par la betise des hommes.
il est ideniable,que vous,ainsi que tous ceux qui comme vous ont ete la victime expiatoire des "appetits gnorants,de l’oas et des arrivistes barbares du fln,aimiez,l’algerie,d’un amour que meme certains qui y vivent acctuellement, et profite le mieux de ses richesses,ne pourront jamais !jamais !avoir !.
nous aussi,sommes victimes de votre depart !,car je ne cesse d’maginer une algerie plurielle,avec ses arabes,ses italiens,ses juifs,ses espagnoles,ses portugais,ses francais,ses maltais,ses manouches,ses italiens,quelle richesse !!!!!!!!!!!!.
l’algerie est le plus "europeen"des pays d’afrique,la langue la plus usite avant l’arabe c’est le francais,malgre toute les tentatives du pouvoir d’arabise une population qui ne tient qu’ a rester algerienne..
vous tenez de nous ! et nous tenons de vous !,il s’agit de se battre,malgre la complexite de la tache,et reparer( non reconstruire car il n’ont jamais vraiment disparue) les ponts,cela est possible..
je me fairais un plaisir de vous faire lire les premiers passages du livre que j’ai la pretention d’ecrire sur notre drame,a notre prochaine correspondance.
bonjour,
j’ai visite le site que vous consacrez a la memoire des populations algeriennes d’origine europeene qui ont quitte precipitament leur pays(l’algerie)pour se refugier en territoire pour baucoup d’entre eux inconnue, qu’etait la france a cette epoque çi
sincerement,et sans preambule,j’ai la conviction que sans la perche qui a ete tendue,par l’oas aux opportunistes fln infiltres de la derniere heure,par les exactions aveugles qu’ils ont commis sur les populations civiles les choses auraient pris une toute autre tournure,il n’y aurait eu ni exode,ni massacre,et l’algerie serait maintenant un pays moderne et devellope,avec sa composante multi-ethnique.
je pense,aussi que les decideurs de la republique francaise,avaient ,a l’epoque,adopte le profil le plus lache vis a vis de ces populations,car si il y aurait eu une reaction energique de leur part pour une application stricte des accords d’evian les choses auraient aussi evoluer differement.
neamoins,l’algerie demeure a ce jour,votre terre natale,vous y avez des droits,et je vous assure que vous pourrez y vivre tranquillement il suffit juste de decider.
chaleureuse salutations de votre compatriote algerien
Et je ne parle pas des apparatchiks du systeme qui sitot ejecte de la sphere dominatrice et spoliatrice (c’est le terme exact),s’empressent de revenir a la realite,en allant se refugier sous la banniere bleu,blanc rouge qu’ils faisaient semblant de combattre du moins la culture qu’elle represente eux et leurs enfants quelle hypocrisie !!!!!.
Le reste,c’est la plebe et les coupes-jarrets,decrits dans les oeuvres de victor hugo,qui viennent en france,pour ternir l’image de l’algerien,en etalant toutes leurs tares(faineant,voleurs,traitres,,tires au flan ect...).
cher claude,tout cela est le resultat d’une politique,de la politique de la lachete qui a prevalue un certain mois de juillet.
Voila des regards differents qui doivent faire évoluer, car, "On ne peut pas changer le passé, mais on peut réussir à modifier son avenir"
Amitiés à vous claude
Voir en ligne : http://www.pnmohican.org
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Je n’ai pas vécu la journée du 5 juillet à Oran, étant algéroise. Mais je suis fatiguée de cette attitude qui consiste, sous le prétexte d’être "objectif", à toujours essayer de mettre les nôtres en situation de culpabilité. L’OAS n’a été qu’un mouvement de survie. TOUS les pied noirs en faisaient partie, concrètement ou de coeur. Ils ne voulaient que rester Français sur leurs terres, chez eux, là où se trouvaient leurs racines, leurs familles, leur joie de vivre, et le reste n’est qu’intox et bavardages.
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