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La grande Manipulation.

, par  vanneste , popularité : 1%
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TiraufillonFrançois Fillon est depuis le second tour des primaires de la droite et du centre le candidat choisi par une très large majorité d’électeurs. Sa victoire n’a pas été le fruit du hasard. Son diagnostic sur l’état de la France a été jugé le plus lucide et les remèdes proposés les plus efficaces afin de redresser le pays. Les trois piliers de sa politique sont le patriotisme, le libéralisme en économie et le conservatisme sociétal. Ce sont les points d’ancrage de toutes les droites conservatrices du monde. C’est la pensée qui aurait dû animer l’UMP, si celle-ci n’était pas devenue une machine électorale sans âme, vouée à suivre les modes, selon les stratégies et les ambitions de ceux qui l’ont dirigée. Le problème réside dans l’opposition systématique du microcosme qui détient la réalité du pouvoir dans notre pays, c’est-à-dire la capacité de manipuler l’opinion en raison de son poids dans les médias : ceux qui pensent que la France est rance, la famille haïssable et que la liberté est synonyme de transgression. Le gauchisme mondain est un résidu des années 1960. Mais son influence est considérable. Il domine largement le monde de la communication, de la culture, de la presse. Il forme ou plutôt déforme les esprits, induit des préférences et des animosités. Ses erreurs systématiques sont sans conséquence puisqu’il faudrait qu’il s’accuse lui-même pour qu’elles soient connues et reconnues. Favorable à l’immigration, au multiculturalisme, au communautarisme, aux comportements transgressifs, porteurs de cette diversité qui privilégient « l’Autre » par rapport à l’ennuyeux « même »et à ses nauséabondes revendications identitaires, le microcosme vomit Marine Le Pen, et voit dans François Fillon, son parcours provincial dans l’Ouest catholique et sa famille très classique, tout ce qu’il déteste. Aussi, s’est-il livré à une tentative d’assassinat politique, dont l’aspect méthodique et l’acharnement soulignent à quel point la France est actuellement privée d’une véritable démocratie.

La question n’est pas de savoir ce que François Fillon a fait ou n’a pas fait. Depuis sa lointaine entrée en politique, il a détenu de multiples mandats dont le foyer était la Mairie de Sablé-sur-Sarthe. Ceux-ci lui ont permis de disposer d’un secrétariat, de le dispenser d’une permanence parlementaire. Il a donc pu utiliser le surplus des sommes légalement mises à sa disposition, comme il l’entendait, et notamment au profit des membres de sa famille qui ont accompagné son parcours politique. On peut contester le système qui permet cela. Mais on ne peut transformer en délit ce qui est une pratique tellement courante qu’elle n’induit aucun sentiment de culpabilité chez celui qui en bénéficie. Les questions que le battage médiatique centré sur Pénélope Fillon empêche de poser sont beaucoup plus cruciales. Pourquoi lui, alors que ce cas n’a rien d’exceptionnel ? Il est stupéfiant d’entendre un Balkany lui donner des leçons et lui suggérer de se retirer ! Pourquoi maintenant, et non lorsque les pratiques avaient cours ou lorsque la primaire de droite se déroulait ? Tout se passe comme si l’information montée en épingle était tombée au moment où la droite n’avait plus vraiment d’autre recours, juste à temps pour déstabiliser le candidat favori, mais trop tard pour qu’on puisse en changer. Pourquoi le Parquet National Financier s’est rué sur cette prétendue « affaire » avec une rapidité stupéfiante à partir des imputations du Canard enchaîné ? Si François Fillon n’avait employé personne, les sommes disponibles lui auraient été reversées, comme cela se faisait à l’époque. Le détournement de fonds publics est donc sans fondement puisque ces fonds étaient déjà alloués. Quant à l’emploi fictif, il est impossible de le cerner puisque les contours de la fonction d’assistant parlementaires sont pour le moins imprécis. Un Parquet n’est pas indépendant du pouvoir politique. La célérité et la sérénité qu’il revendique peuvent donc soulever des doutes. Pourquoi certains journalistes ont-ils bénéficié d’informations sur l’enquête et sur les auditions ? Cette pratique des journalistes ne porte-t-elle pas atteinte à la présomption d’innocence, dont notre pays semble plus respectueux lorsqu’il s’agit d’un assassin que quand c’est une personnalité politique « ciblée » qui est en cause ? C’est ensuite, semble-t-il, une violation du secret de l’enquête de la part du personnel de justice, et un recel de cette violation par les journalistes. Il est assez étonnant de voir le Parquet justifier cette dérive en s’appuyant sur l’article 11 du code de procédure pénale. La possibilité de divulguer des informations répond au risque d’informations parcellaires, de trouble à l’ordre public, et ne doit pas nuire aux personnes mises en cause. Manifestement, le journaliste du Monde qui en a bénéficié les utilise pourtant au détriment de François Fillon. Celui qui affirme que les nouvelles révélations ne sont pas favorables à François Fillon et parle d’un « scandale politique majeur » peut-il passer pour neutre ? Le prétendu scandale n’est, en effet, majeur que grâce à ceux qui détiennent le pouvoir de lui donner de l’importance.

Le journaliste du Monde n’est autre que l’un de ceux qui ont publié un ouvrage nourri par les confidences déplacées et irresponsables du Président de la République. La publication de ce livre avait paru être déterminante dans le rejet de François Hollande par ses proches eux-mêmes, dans la décision de Manuel Valls de se présenter, et finalement dans le retrait du locataire de l’Elysée. On peut aujourd’hui s’interroger sur la réalité du scénario. Et si François Hollande avait décidé lucidement de ne pas se présenter en raison de la certitude de la défaite ? Et si la publication apparemment inopportune d’un livre rédigé par deux journalistes suffisamment proches de lui pour qu’il les invite à l’Elysée régulièrement et aille même à leur domicile était au contraire voulue par l’intéressé afin de déclencher le processus de renonciation ? La candidature d’un social-libertaire, Macron, très proche de François Hollande, le choix de l’impossible Hamon par le PS, et la campagne acharnée contre François Fillon, mobilisant la justice et la presse, s’agenceraient dans une opération de manipulation quasi géniale qui permettrait à la gauche de se maintenir au pouvoir après le mandat le plus lamentable de la Ve République. Compte-tenu de la déliquescence de nos institutions, cette hypothèse d’une opération aux antipodes de la démocratie, fondée sur un extraordinaire mépris du peuple, n’est pas à écarter. L’important est aujourd’hui d’y résister.

Voir en ligne : http://www.christianvanneste.fr/201...

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