le regard sur la condition féminine
Khadidja, la première épouse du prophète Mahomet, est surnommée “la pure”. Elle était aussi, dit-on, une riche femme d’affaires qui, aux tout débuts de l’islam, a soutenu financièrement son mari.
Dans les Etats conservateurs du Golfe, son exemple est souvent invoqué par les femmes qui travaillent et en ont assez de devoir confier la gestion de leur argent à leur mari ou à des hommes de leur famille.
Aucune loi religieuse ne leur interdit de gérer leur argent. Mais, au nom des coutumes tribales et religieuses, les familles traditionalistes voient d’un mauvais œil les femmes se mêler à des hommes qui ne sont pas des parents, même pour le plus ennuyeux des motifs professionnels.
En Arabie Saoudite, jusqu’en 2004, les femmes étaient tenues de faire des affaires par l’intermédiaire d’un agent mâle. Cette loi a finalement été abrogée, mais les interdits qu’elle avait entraînés demeurent. C’est ainsi qu’une femme d’affaires mariée a récemment failli se faire flageller pour avoir pris un café en compagnie d’un confrère dans un Starbucks de Riyad.
Il est cependant possible de contourner le problème. Ainsi, les banques de dépôt saoudiennes ont créé des agences exclusivement réservées aux femmes. Les “banques de dames” ont également fait leur apparition dans les Emirats. Cette ségrégation a suscité une polémique, mais au moins ces établissements permettent-ils aux femmes de gérer leurs finances en toute indépendance de leurs pères, frères ou maris. L’augmentation du nombre de divorces incite aussi les femmes à dissimuler un peu d’argent, car elles doutent de l’aide qu’elles obtiendraient de juges qui sont généralement des hommes.
* Source : Courrier International.com du 15.05.2009
Commentaire : La femme en Algérie ? , je pensais que là nous aurions une discussion avec Ryad . Mais bon la France et nos "dérives" l’intéressent plus que ce qui se passe dans La République "démocratique" Algérienne…