LIBERTÉ, QUE DE CRIMES…

, par  Ali BouBou , popularité : 4%

Non, elle n’était pas dorée, notre jeunesse,
Le nez fourré dans les livres et les cahiers,
Il fallait s’arrimer à la seule promesse
Qu’apportait le travail dès l’âge d’écolier.

Mais on savait aussi quelquefois musarder,
En bande lambinant sur notre boulevard,
En été à la plage on se voyait bridé
De pouvoirs affichés d’aînés plus que bavards.

La moiteur de l’été, les frimas de l’hiver
Rythmaient et nos saisons et nos désirs cachés,
Quelques-uns d’entre nous pondaient parfois des vers,
Pour une fille qu’ils n’osaient guère approcher.

Le temps se déroulait dans le flux continu
D’un fleuve tranquille et toujours renouvelé,
Rien ne semblait pouvoir surgir de l’inconnu
Et l’horizon jamais n’aurait dû se voiler…

La révolte pourtant de cruels émeutiers
Allait bouleverser notre sérénité,
Nos rêves étranglés sans aucune pitié
Et le sang versé au nom de la liberté. (13/04/11)

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