LETTRE à EMMANUEL

, par  Ali BouBou , popularité : 3%

Très cher Emmanuel, il faut que je te dise,
En corrigeant ainsi humblement tes bêtises :
J’étais en Algérie, je n’étais pas colon,
L’eussé - je bien été, je t’en dirais plus long…

J’aurais fait reculer des sables les frontières,
Fait pousser et la vigne et les blés sur la pierre,
Fait jaillir une eau pure aux dunes du désert,
Et fermer leur caquet aux cabots trop diserts.

J’aurais jeté des blocs au-devant des falaises
Pour abriter des vagues - que ne t’en déplaise ! -
Les cargos déchargeant tout ce providentiel
Dont tu reconnaîtras qu’il était essentiel.

Au milieu des gourbis j’aurais bâti l’école
Comme une cathédrale où n’entre aucune idole,
J’aurais aussi dressé, et comme un autre phare,
Quelque dispensaire au cœur de chaque douar.

Je n’aurais pu aller au bout de mes conquêtes :
Du traître l’abandon consomma la requête
De sanglante tuerie de nos braves harkis
Du génocide aussi de ce peuple Targui.

Si c’est à ce colon que tu penses, Macron,
Révise ton Histoire et ravale l’affront
Craché en venin à la colonisation
Et l’insulte faite à la civilisation. (18/03/17)

PS. Mon cher Emmanuel
Relis tes manuels !

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