Madame,
Une nouvelle fois la France vient de livrer sans condition mon âme aux bouchers algériens de l’épuration ethnique. Pourtant la mémoire des départements français d’Algérie n’appartient qu’à la France. Pourtant l’utilisation exclusivement à charge de cette documentation ne fait pas l’ombre d’un doute. Par quelle aberration les conspirateurs de cette nouvelle braderie ont-ils pu s’octroyer la bienveillance gouvernementale ? ...réseaux Trotskystes dont la France est truffée ? Inconscience dramatique d’un appareil d’Etat indigent, incompétent et laxiste ? lobby’s nés des colonies de peuplement et des naturalisations massives qui en découlent ? Le résultat probablement de toutes ces synergies qui gangrènent ce pays en pleine dislocation ! Le résultat d’un conglomérat de forces peu susceptibles de s’émouvoir de l’alternative raciste de "la valise ou le cercueil", ne s’agissant pas du Kosovo. Une intellectualité corrompue, maquillée d’humanitarisme, mais qui dénie à une population civile le droit au souvenir de ses morts.
N’ayant pas eu nous-mêmes accès à ces archives, dites-nous si les caméras aux armées ont bien filmé entre autres l’ignoble abandon des Harkis ? Le départ aux aurores de l’encadrement après avoir -lâcheté suprême- desarmé fallacieusement ceux qui avaient irrémédiablement opté pour la France. Y voit-on ces Harkis fous de terreur courir derrière les GMC, et les gradés écraser à coups de crosses les doigts de ceux aggrippés aux ridelles ? ...ces images me hantent, à chaque évocation je pleure sans retenue possible, une indicible honte me submerge : les femmes enceintes éventrées, les nouveaux-nés éclatés contre les murs, les familles décimées au seul motif du parent Harki, et le martyr de ces français musulmans, ébouillantés, mutilés, condamnés à assister d’abord au viol et au massacre des siens...
Cela, en conséquence d’instructions formelles du Commandement, sur instructions officielles du gouvernement Français.
Mais sans doute direz-vous que ces images n’existent pas, ou ont disparu, ou ont été très opportunément retirées pour éviter tout incident diplomatique ! C’est vrai que nous vivons une époque de mémoire sélective. Et celle des Français d’Algérie ne pèse à vos yeux d’aucun poids.
C’est la raison pour laquelle je reprendrai à mon compte, en guise de salutations, une phrase concise lancée très récemment à l’entour par le Président.
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