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LE MATADOR

, par  Ali BouBou , popularité : 1%

Le petit Espagnol se croit grand matador,
Muleta agitée et même quand il dort,
Quand la main tremblante s’échappe tout à coup,
Et qu’il croit assener en tordant mieux le cou.

Le pas est décidé, mais le pied virevolte :
C’est signe qu’il se veut un peu plus désinvolte,
Mais la rage tenaille et de ses mandibules
Se déploient plus pressés les pas d’un funambule.

Et sur ceux du grand chef qu’est donc le président
On le voit prestement mieux resserrer les dents :
C’est qu’il souffre de n’être encor que le second,
De portes ouvertes il enfonce les gonds.

Le sanguin matador bave souvent de haine,
Et rouge de colère il avale ses peines…
Et dans son habit d’or le voilà sommeillant :
Lui manque toujours plus d’être enfin sémillant.

Tremble bien cette main, prisonnière de l’autre,
Et ce n’est pas demain qu’il pourra en apôtre
Conduire le troupeau de ces bons socialos,
Alors que tout déjà est allé à vau-l’eau. (9/11/16)

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