Mon cher Némo, je vous retrouve bien là : je ne militerais plus pour la liberté de l’avortement comme je l’ai fait dans le passé (étant maintenant mère de famille sachant tout ce qu’une grossesse et une maternité désirées peuvent apporter de découvertes, de béatitude, de bonheur) mais je continuerai à penser qu’à une époque pas très lointaine ce fut une politique de santé publique d’encadrer ces actes, par contre je continuerai à militer pour une contraception libre (et non gratuite) car je pense qu’une femme a le droit de faire ce qu’elle veut de son corps, de s’envoyer en l’air quand ça lui chante (avec son compagnon de longue date sans l’angoisse de la grossesse ou avec un coup d’un soir -nulle n’est parfaite-), de faire des enfants quand ça lui chante.
Se pose il est vrai le problème du faible taux de natalité dans les pays développés et nous verrons bientôt disparaître nos "modèles-types" remplacés par un meltingpot ou au pire nous assisterons à une extinction, une fin de race, mais je ne crois pas que la suppression de cette liberté d’avortement changera grand chose au problème, un autre mode de vie a vu le jour et à moins de tomber dans l’obscurantisme des sociétés rétrogrades, les femmes continueront à vouloir garder cette parcelle de liberté non pas d’avorter mais tout au moins de vivre à leur rythme.
Merci Madame Simone Veil
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