Il est urgent de signer la pétition de Didier LALLOZ en faveur des anciens combattants de l’Union Française

, par  Serge AMORICH , popularité : 3%

à l’ensemble des membres de la communauté rapatriée

Il y a plusieurs semaines, j’avais mis en ligne sur ce site un texte appelant mes compatriotes à signer la pétition de mon ami Didier LALLOZ en faveur des anciens combattants de l’Union Française.

Il est attristant de constater que cet appel n’a eu pratiquement aucun effet (67 signatures ont été obtenues).

Ce constat m’afflige : nous devons montrer l’exemple en signant cette pétition afin que Didier LALLOZ puisse poursuivre son action auprès des pouvoirs publics.

Chers compatriotes, montrons que nous n’oublions rien du sacrifice consenti par les supplétifs indochinois et exigeons que ce sacrifice soit reconnu. Il y va de notre respect individuel et collectif de la parole donnée...

Serge AMORICH

Pétition mise en ligne

Pour le respect des principes d’égalité et de solidarité : une aide d’urgence pour tous les anciens combattants de l’Union Française ne pouvant obtenir la retraite du combattant

J’ai rencontré en 2009, au Vietnam, un ancien combattant montagnard ayant servi dans l’armée française. La vue de cet homme complètement démuni m’a ému et j’ai décidé de l’aider, notamment en m’informant auprès de l’administration française, persuadé que la France n’abandonnerait pas les hommes qui hier avaient servi sa cause.

C’est en 2010 que la condition de nationalité française a été supprimée des différents textes de loi concernant l’obtention de la carte et de la retraite du combattant. Cette suppression a permis à une partie des anciens combattants de l’Union Française d’obtenir la carte et la retraite du combattant (le montant annuel de celle-ci s’élève à 673,92 euros depuis le 1er janvier 2016).

Sur un total de 32 anciens combattants que j’ai recensés sur les Hauts Plateaux du centre Vietnam, une vingtaine de demandes ont pu être déposées en bonne et due forme (les autorités locales vietnamiennes refusant de délivrer les actes de naissance dans certains villages), seulement 5 cartes ont été obtenues et 2 anciens combattants ont obtenu la retraite du combattant, les autres étant décédés entre-temps.

La délivrance de la carte d’ancien combattant et victime de guerre est conditionnée à la présence des états des services dans les archives militaires, or bon nombre d’archives des unités indigènes et supplétives sont manquantes : soit détruites durant la guerre, soit partielles (non mises à jour), soit remises aux États nouvellement créés ou toute autre raison que j’ignore. On peut dés lors s’interroger lorsqu’un ancien combattant se voit refuser la carte et la retraite du combattant parce que ses états des services sont manquants : il est injuste de l’abandonner ainsi alors que des solutions simples existent et peuvent être mise en œuvre rapidement. Dans la plupart des cas, ces anciens combattants peuvent citer des militaires français de leur unité, des événements qui sont vérifiables et disposent parfois de documents administratifs.

Une commission paritaire (anciens combattants concernés, associations d’anciens combattants, ONAC – VG) pourrait étudier les demandes avec l’ensemble des informations et décider de l’attribution d’une aide de 100 euros par an aux personnes concernées.

Abandonner les anciens compagnons d’armes de nos soldats est bien peu digne de la Fraternité !

Ne pas les traiter avec égalité en s’appuyant sur une approche purement administrative, c’est sans aucun doute, au delà des discours, avoir le pire réflexe colonial.

Pour cela il suffit de cliquer sur le lien suivant :

https://www.change.org/p/valls-une-aide-d-urgence-pour-tous-les-anciens-combattants-indig%C3%A8nes-de-l-union-fran%C3%A7aise?recruiter=502210829&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive

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