Chère Madame.
Votre estimable article me rappelle de merveilleux souvenirs, au sein de la grande famille de la Gendarmerie Nationale implantée dans les départements d’Algérie, étant donné que je suis né dans l’une de ses petites brigades. Pour compléter son effectif, de nombreuses familles de gendarmes venaient de France en se soudant ainsi à celles natives de ce pays. J’en ai ensuite connu encore bien d’autres, selon les affectations de mon cher et regretté paternel. Parmi leur multitude, je me souviens encore fort bien des fêtes de Noël et jour de l’an organisées, tout spécialement pour les enfants de militaires dont ceux de la Gendarmerie, par les valeureux soldats de la Légion Étrangère cantonnés à Aïn-El-Hadjar, petit village situé à l’orée du Sahara et à une dizaine de kilomètres au Sud de la ville de Saïda. C’était entre les années bien lointaines de 1942 à 1944, en pleine époque de grande disette que l’on a vécu pendant toute la durée de la dernière grande guerre. Les pénuries alimentaires nous faisaient d’autant plus apprécier la grande bonne tasse de chocolat et les friandises si généreusement offertes, sans oublier l’attribution des beaux jouets que fabriquaient nos grands amis, les Légionnaires (avec un "L" majuscule).
Au début de l’année 1945 mon père a été mûté à Sidi-Bel-Abbès, berceau de la Légion Étrangère qui en a été la fondatrice et qui était, à cette époque, l’une des plus belles villes d’Algérie que l’on surnommée fièrement "le petit Paris". Cette année là, nous avons enfin laissé éclater notre grand bonheur national provoqué par le dénouement de cette pénible et bien douloureuse guerre. Pour bien marquer cet heureux événement, une grande et belle fête a été alors organisée par tous les membres du groupement de la Gendarmerie de la ville. Ce fût alors une grande distribution de gourmandises et de jouets pour tous les enfants, au cours de la journée de Noël. Puis plus tard, petits et grands se trémoussaient inlassablement, au son des danses interprétaient par l’un des renommés grands orchestres de notre admirable Légion Étrangère. Les gais flonflons de cette musique populaire s’entendaient bien au delà de l’enceinte de la Gendarmerie Nationale.
— - Voir la suite, sur le message qui suit -----
Répondre à ce message