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Hier... le 8 mai

Publié le mercredi 9 mai 2007, par MORA. - Lecture pendant 7 jours. Abonnez-vous !
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Cette date du 8 mai 1945 présente plusieurs facettes. La plus célèbre est connue de tous... Celle moins développée est la même, mais à SETIF. Déjà dans l’ENCYCLOPEDIE de l’AFN la tentative "d’ouvrir le (...)




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  • Hier... le 8 mai 12 février 2008 22:33, par Hervé Marchand

    Je veux vous faire part de l’étude la plus complète écrite et réalisée sur les événements de Sétif. Elle vient de paraître sous le titre SETIF 1945 Massacres en Algérie aux Editions de Paris Janvier 2008 ISBN 978-2-85162-213-6. Je vous livre en suivant les commentaires d’une enseignante en Histoire Madame Marchand :
    "SETIF Mai 1945 : Massacres en Algérie de Roger VETILLARD aux éditions de Paris
    Les événements qui ont eu lieu en mai 1945 dans l’Est algérien ont donné lieu a une abondante littérature et continuent à inspirer bien des écrits dont l’unilatéralité est souvent la principale caractéristique. Ces « troubles » demeurent d’une constante actualité et il n’est pas, plus de 60 ans plus tard, une année sans que le débat sur les responsabilités des uns et des autres, sur le nombre des victimes, le rôle des puissances étrangères ne soit revisité.
    Car une controverse est soulevée depuis les années quatre-vingt dix avec l’exigence de repentance de la France et l’accusation de crimes contre l’humanité émanant des milieux algériens. La presse algérienne ralayée par une partie des médias français s’est emparées du sujet et bien de contre-vérités ont été dites. Depuis 15 ans plusieurs ouvrages sur le même sujet (Villard, Dessaigne, Planche, Regui, Mekhaled, Tabet) ont été publiés mais ils sont souvent incomplets, partiaux ou peu objectifs.
    L’auteur ne manque pas de les citer et d’en faire une critique précise.
    Ainsi l’auteur, en retraçant l’ensemble des troubles à Sétif certes mais aussi dans l’Est Algérien et le reste de l’Algérie démontre que, bien plus que la ville de Sétif, c’est toute une région aussi vaste que
    trois départements français métropolitains qui s’est soulevée et qu’ailleurs en Algérie il y a eu aussi plus que des velléités de soulèvement.
    La répression n’a eu lieu que là où il y a eu des victimes européennes (109 morts au total et plus de 240 blessés sérieux nous dit l’auteur). Elle a été implacable et souvent très lourde. Mais les circonstances et les contextes local, national, international, politique, économique et religieux expliquent la rigueur de cette répression sans bien sûr l’excuser entièrement. Le nombre des victimes est élevé mais impossible à préciser. Entre 5000 et 10000 pour Roger Vétillard, mais sûrement pas 45000 comme l’histoire officielle algérienne et une partie de la presse française l’affirment au-delà de toute vraisemblance. Le cas de la ville de Guelma est plus complexe. Il a mérité un développement plus circonstancié.
    Il ne s’agit pas ici d’une révolte spontanée ; les indices sont nombreux qui permettent d’affirmer que le PPA de Messali Hadj, profitant de la présence des troupes anglo-américaines, voulait mettre en place tout près de Sétif un gouvernement provisoire chargé de représenter les indépendantistes à la réunion des Nations Unies à San Francisco en juin 1945. Pour cela un soulèvement était programmé,
    probablement une ou deux semaines plus tard, mais les incidents survenus à Sétif le 8 mai pu être interprétés dans bien des villages et des villes de l’Est algérien comme le signal du soulèvement qui
    s’est fait au nom du Djihad et de l’Islam, seuls liens réels entre les diverses composantes arabes et berbères du pays.
    L’auteur décrit avec forces détails toute la mise en condition des populations qui a précédé ce soulèvement et toutes les particularités qui ont présidé à la répression. Il s’interroge sur le rôle des
    Allemands, des Italiens et des Anglo-Américains, sur la mission des armées françaises, sur le rôle des autorités civiles et sur celui tant vilipendé des milices civiles. Les documents, les références et les
    témoignages sont présentés et critiqués. Les affirmations des différents auteurs et témoins de tous bords, historiens, journalistes, sont analysées sans indulgence ni parti pris. Et surtout l’invraisemblable exigence de repentance demandée par le pouvoir algérien est replacée dans son contexte de politique intérieure de l’Algérie. Enfin une importante bibliographie est proposée.

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