L’ex-maire socialiste, en détention provisoire pour une affaire de corruption, dépose un recours contre l’élection de son successeur, Daniel Duquenne, sur fond de guerre fratricide au PS du Nord-Pas-de-Calais.
Trois plaintes en une semaine
Or, Daniel Duquenne exerce le métier de « chargé de mission » au conseil régional du Nord-Pas de Calais, où il possède le grade de directeur territorial. La préfecture a cependant validé sa candidature, tout comme l’an dernier, explique l’intéressé pour se défendre, arguant qu’il n’est « pas chef de service » et n’a « pas de personnel sous [ses] ordres ».
Steeve Briois, le candidat FN battu avec 48% des voix dimanche dernier, va également déposer un recours basé sur les mêmes arguments. Il dénonce également notamment un « chantage à la subvention » exercé selon lui à l’encontre des habitants de Hénin-Beaumont, qui auraient craint selon lui de voir coupées les subsides à leur commune si le Front National avait emporté la mairie.
Enfin, Daniel Duquenne fait l’objet d’une troisième plainte pour « calomnie et injures », déposée cette fois par Pierre Ferrari, le candidat socialiste du premier tour de la municipale, qui l’accuse de l’avoir, dans des tracts électoraux, associé à « la gestion de l’ancien maire Gérard Dalongeville, aujourd’hui placé en détention ».
L’ambiance explosive qui règne à Hénin-Beaumont s’est étendue aux instances socialistes du département. Jeudi soir, le député-maire de Lens, Guy Delcourt, a quitté la direction départementale du parti. Un départ provoqué, selon l’intéressé, par les propos de la première secrétaire fédérale. Cette dernière aurait expliqué que Pierre Ferrari, qui avait le soutien de Delcourt, s’était « auto-exclu » du PS en déposant sa plainte contre Duquenne.
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