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HOMMAGE DU 5 JUILLET 2017

, par  popodoran , popularité : 1%
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Il y a des lieux en France non couvert par des journaux régionaux ainsi dans l’intimité du cimetière saint Augutre de Coulonieix-Chamiers près de Périgueux l’amicale des Pieds Noirs de Dordogne était là aussi pour se recueillir face à la stèle érigée en hommage aux rapatriés d’Algérie.

Juillet 1962 1

Juillet 1962 2

Juillet 1962 3

Guy Regazzacci énonça cet hommage en tant qu’adhérent de l’Amicale des Pieds Noirs de Dordogne. Le président de l’amicale en titre est Georges Bocquel mais Marcel Lopez qui est le co-président actuel le remplacera à la tête de l’amicale l’an prochain.

Chers compatriotes, chers amis.

Nous sommes ici réunis pour commémorer ce jour maudit ; le 5 juillet 1962 à Oran.

Nous étions déjà abandonnés à notre sort, lâchés par le pouvoir gaulliste et ses serviles serviteurs. La désinformation avait fait son œuvre et la grande majorité des Français n’accordaient aucune valeur à ces Pieds Noirs qui n’étaient bons qu’à faire tuer de jeunes soldats métropolitains.

Qu’ils aillent au diable et se réadapter ailleurs dixit l’ancien maire de Marseille Gaston Deferre.

Nous savions que le FLN était capable des pires atrocités, cela depuis le début de la fin. Mais nous faisions encore confiance à notre armée. Nous les Pieds Noirs qui avions tant donné à la mère patrie depuis la conquête de l’Algérie. Nous nous sommes battus aux cotés de nos camarades musulmans sur tous les fronts de la Crimée en passant par Verdun, Douaumont puis en Tunisie, Italie et en débarquant en masse en Provence et jusqu’à Strasbourg. Puis ce fut l’Indochine et enfin l’Algérie où cette armée que nous admirions tant a mis à genoux le FLN.

Mais, celui-ci voulait asseoir son pouvoir à tout prix et en ce jour, le 5 juillet 1962, commença la chasse aux blancs, aux européens, hommes, femmes et enfants furent pourchassés, rassemblés et tués dans les conditions abominables qui dépassent l’entendement sans parler des innombrables disparus. Il est préférable de na pas relater leur calvaire tant il est difficile de supporter ces récits.

L’armée Française forte de 12.000 hommes à Oran même et de 6.000 de plus aux environs immédiats avait l’ordre de rester l’arme aux pieds et de n’intervenir sous aucun prétexte. Les demandes des chefs de corps pour demander à l’état-major d’intervenir sont restées vaines. Nous n’avions plus aucune valeur aux yeux du pouvoir, aux yeux d’un général imbu de sa personne et prêt à tout pour lâcher définitivement cette terre qui nous a vus naitre et qui était Française depuis 132 ans.

Le boucher d’Oran, le général Katz, fidèle serviteur, a tenu bon et a interdit toute intervention alors que les accords d’Évian stipulaient que notre armée pouvait et devait porter assistance à ses ressortissants lorsqu’ils étaient en danger.

Ce jour sombre comme celui du 26 mars 1962 à Alger est marqué à jamais dans notre mémoire comme la date du 12 mai pour les Harkis. Ils furent 1500 à être assassinés ou portés disparus.

Mais, seuls les Pieds Noirs, en France connaissent ces tragédies.

Certains et nous les connaissons, comme pour les Harkis veulent minorer ces chiffres comme si cela allait enlever le sang sur les mains de nos dirigeants de l’époque.

A ce sujet, monsieur René Gehrig, consul général de Suisse à Oran présent dans cette ville jusqu’au 10 juillet, qui a échappé à 3 reprises à la mort en ce 5 juillet, déclare entre autre :

"Ils enlevaient ou tuaient sur place, tous les Européens qu’ils rencontraient. Ce jour-là, entre 11 et 15 heures, il y aurait eu, ainsi, plus de 4000 morts ou disparus. Chiffres avancés, ultérieurement, par diverses sources, généralement bien informées".

Ces massacres auraient pu être plus importants sans certaines initiatives individuelles. Un seul officier Français, le lieutenant Rabah Khélif a osé braver les ordres, il est intervenu avec ses hommes, sauvant ainsi des centaines d’Oranais.

Mis aux arrêts et convoqué par le général Katz, celui-ci lui dit : "Si vous n’étiez pas Arabe, je vous casserais"

Le gouverneur général de l’Algérie jusqu’en 1958, Robert Lacoste, déclare : "De gaulle a fini la guerre d’Algérie comme un charcutier".

Il aurait pu dire comme un boucher, cela aurait été plus juste.

Pour comprendre pourquoi cet homme s’est comporté ainsi, il suffit de citer quelque uns de ses propos qui d’ailleurs, pour certains, relèveraient actuellement des tribunaux.

Je cite :

"L’intérêt de la France a cessé de se confondre avec celui des Pieds Noirs..."

"Les Harkis et les Pieds Noirs font partie du boulet dont il faudrait se délester..."

"Qu’est ce que tous ces Fernandez, ces Lopez et autres Segura qui se voudraient Français..."

"Ils vous intéressent, vous, ces Mohamed et se ces Hernandez..."

"Ces Lopez, Fernandez ne feront jamais de bons Français..."

En parlant du général Edmond Jouhaud : "Ce n’est pas un Français comme vous et moi, c’est un Pieds Noirs..."

Cet homme détestait les Pieds Noirs et les Arabes.

Quand verrons-nous un président de la République Française aller se recueillir sur les tombes des martyrs de l’Algérie Française.

Jusqu’à présent, la plupart ont préféré faire allégeance à nos ex ennemis, toujours au pouvoir en Algérie depuis 55 ans, pourquoi ? Je vous laisse juges.

Les Pieds Noirs et les Harkis ne sont-il pas des Français à part entière, à priori non ! Notre sang n’a-t-il pas assez coulé pour la patrie ?

C’est pour cela qu’il faut continuer à se battre pour que soit reconnu notre abandon ainsi que les drames subis par notre communauté, Pieds Noirs et Harkis confondus.

Merci.

Guy Regazzacci

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