Que la carte de combattant soit refusée aux Harkis restés en Algérie, c’est quand même la moindre des choses. La loi définissant les conditions dans lesquelles les anciens membres des forces supplétives en Algérie seraient éligibles aux différentes mesures prises en leurs faveur les a réservées aux combattants résidant en France et ayant opté pour la Nationalité française. Autrement dit, il faut, pour être éligible au titre d’ancien combattant et aux avantages y afférant, avoir confirmé son choix de fidélité à la France. La date limite d’option ayant été plusieurs fois repoussée, les Harkis ont eu jusqu’en 1973 pour le faire. Ceux qui sont restés en Algérie et qui ont pris la nationalité algérienne ont fait allégeance à leurs ennemis de la veille. Ils en subissent les conséquences.
Si ce principe qui caractérise cette loi, la reconnaissance d’une fidélité dans le temps, était battu en brêche, ce serait la porte ouverte à tous les abus et on verrait bientôt des millions d’Algériens se découvrir soudain une passion dévorante pour la patrie dont ils s’étaient jadis privés, pour certains, les armes à la main.
Quant à ceux qui s’offusquent de ce que la France réserve son attention (toute relative, d’ailleurs) à ceux qui l’ont aimée et lui sont restés fidèles, on voit bien pour quel camp ils agissent. C’est le camp de ceux qui aiment les "Harkis" renégâts et n’ont aucune considération pour les Harkis fiers de l’être. Et qui vont jusqu’à demander la modification de la loi pour favoriser leurs clients, avec la complicité d’activistes dûment patentés pour semer la confusion dans la question harkie (AJIR, par exemple).
Voir en ligne : Question du Député socialiste Alain NERI au Ministre des Anciens combattants Alain Marleix, grand copain de la FNACA amie des fellaghas.
Répondre à ce message