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FINITUDE

, par  Ali BouBou , popularité : 1%

Quand revient du matin toujours la pâle aurore
Et que s’enfuit la nuit que le soleil dévore,
Tout renaît alors de timides bruissements,
Déboulant, s’amplifiant de quelque acharnement.

On voudrait replonger et plus tranquillement,
En refermant les yeux sans plus d’atermoiement,
Retrouver la trame des rêves du sommeil,
Mais nous harcèle la sonnerie du réveil.

On jette alors un pied en dehors de la couche,
L’autre suivra bientôt nous menant sous la douche.
Reprendront les soucis de chaque quotidien
Dans un rythme sacré du tempo arcadien.

Il faut quitter celui de l’endormissement,
S’ébrouer pour chasser, et délibérément,
Le repos réparant tous nos embêtements
Qu’il nous faut retrouver plus ou moins consciemment.

Du matin jusqu’au soir et du soir au matin
Est scandé à deux temps le rythme du pantin
Qu’on devient, cerné par l’implacable habitude
Qui nous aura plantés dans notre finitude. (12/01/17)

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