Emeutes urbaines, racailles : Et les parents dans tout ça ?

, par  noreply@blogger.com (atoilhonneur corto) , popularité : 2%
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Alors les banlieues, dès la nuit tombée, flambent. Au prétexte d’un coup de matraque télescopique mal placé, la racaille descend dans la ville et s’en prend à tout ce qui lui tombe sous la main. Ces connards brûlent les voitures de leurs voisins, incendient les poubelles et détruisent le mobilier urbain. Faute d’avoir le courage de l’affronter face to face, la racaille joue au jeu et à la souris avec la police, lui balance cailloux, billes de plomb, écrous et, parfois, cocktail Molotov. Le héros, ce sera celui qui allumera un flic ou qui parviendra à mettre le feu à une voiture de police. Dans les técis, Ils rêvent tous d’avoir leur quart d’heure de gloire.

Nombreux aimeraient que cela dégénère et qu’on assiste au grand soir des quartiers, une resucée de 2005 où plus de 300 bâtiments publics ou privés avaient cramés. 2005, c’est leur Marignan à ces glandus. Trois semaines d’affrontements avec la police ; ceux qui y ont pris part rêvent de remettre le couvert, ceux qui étaient trop jeunes pour participer à la flambée espèrent que ce coup-ci, ce sera leur tour. 

En tout cas, quand ça crame et que ça s’excite du côté du 9-3, ce sont toujours les mêmes rengaines qu’on entend, toujours. Il faudrait être sourd pour ne pas l’avoir remarqué.

Le FN, d’abord ; lui, ces flambées nocturnes, ça lui plaît. C’est tout bénef : l’ordre et la sécurité ne sont plus assurés. L’alliance UMPS, voilà ce que ça donne : impéritie, laissez-aller, communautarisme galopant, les barbus ont le pouvoir, la drogue, et patin et couffin ! Z’avez pas entendu Nicolas Bays ce matin ? C’était tout à fait ça et quelques énormités en plus comme d’oser dire qu’on injectait chaque année 100 milliards d’euros dans la politique de la ville ! Oui, oui, 100 milliards !

Les Républicains, c’est un peu la même musique en plus soft mais avec quelques coups de bâtons sur l’actuel équipe au pouvoir : Ils n’ont rien fait, il faut respecter les forces de l’ordre, Sus à la drogue et aux dealers, la République ne doit pas céder devant la chienlit et Cazeneuve est en dessous de tout, nous reconquerrons les territoires perdus. Blablabla...

Les gauchistes, eux, ce sont les grands classiques : pauvres gamins que la société n’a pas aidé, c’est la faute à la droite, la police ne peut s’absoudre de ses péchés, quand l’ordre n’est plus assuré, quand on assiste à de tels débordements, ce sont les valeurs de la République que l’on menace, nous devons travailler et tout faire pour assurer à tous un Vivre-Ensemble merveilleux, respectons la diversité, ne stigmatisons pas... Z’avez pas vu Bruno Le Roux, roquet de l’Intérieur de son état, demander à un parterre de CPF ce qu’ils pensaient de l’agression de Théo ? Grand moment de n’importe quoi... Et Président se rendre sur la dalle, vidée au préalable de tous déchets ? La bonne blague !

Après, vous avez les combattants contre le racisme, les animateurs de quartiers et les assoces (sans oublier Yasmine, l’assistante sociale du coin qui a fait vocation d’aider cette jeunesse en perdition). Eux, ce genre de boxon, c’est jouissance et orgasme pour tous. Ça leur permet d’exister, de se rappeler au bon souvenir de tous et de réclamer quelques moyens supplémentaires au gouvernement tout en nous balançant les mêmes discours : la police assassine, on stigmatise la diversité, il faut revitaliser les quartiers, y a du pognon partout sauf pour les cités, salauds de blancs (bon, okay, ils ne le disent pas comme ça, mais ça transpire par tous les pores sur le visage Soppo ou de Rokhaya Diallo), halte au racisme... Et Blablabla...

On a droit aussi aux micros que tendent les journalistes aux vedettes du jour, encore marquées par les " combats " de la nuit : Les jeunes ! Sous couvert d’anonymat, de dos, floutés ou filmés à moitié, ils vont nous raconter la même chose : la police elle nous contrôle au faciès, wesh ma gueule, ils ont la matraque facile, ils sont racistes, ils nous tutoient et nous insultent, c’est dur de vivre ici... Blablabla... Avez-vous bien regardé ces énergumènes incendiaires, souvent encapuchés ? Ils ont 12, 15, 16, 18, 24 ans, des jeunes quoi !

Bref, quand les banlieues s’embrasent, on interroge toujours les mêmes, les discours sont les mêmes, c’est la faute à tout le monde et à personne, etc... A chaque camp, sa rengaine !

Mais avez-vous remarqué qu’il y a deux autres catégories de personnes que l’on entend ou que l’on ne voit jamais ? Les dealers bien sûr, les caïds, les tatoués, eux, ils sont aux abonnés absents, c’est un peu normal, c’est dans leur ADN. Passer inaperçus, incognito, c’est une qualité professionnelle indispensable au job qu’ils exercent, on comprend.

Les dealers, donc. Et les parents, alors ? Hein, z’ont pas de parents ces racailles ? Tous ces jeunes à ne pas stigmatiser, pas de papa, pas de maman ? Je ne vous parle pas de la maman, de la sœur ou du cousin de Théo ou d’Amara, eux, les médias se font un plaisir de les interviewer : La main sur le cœur et qu’Allah, le Grand, le miséricordieux, m’en soit témoin, mon fils, il n’a rien fait ! la preuve, il joue au foot et va à l’école ! Non, je vous parle de tous les autres parents. Les papas et les mamans de ces centaines de racailles qui mettent le bronx. Ils sont où, ceux-là ? Absents ? Démissionnaires ? Trop faibles pour filer deux claques aux chiards ? Bénéficiaires indirects des petits trafics et combines de leurs rejetons ? Jamais aux bans des accusés ceux-là ! A croire qu’il n’y sont pour rien ! My ass ! Eux aussi, ils portent une responsabilité dans le naufrage de leurs progénitures. Si votre gosse fait une connerie, crève le pneu du voisin ou met le feu à la poubelle, c’est qui qui va payer ? C’est vous, votre assurance, votre responsabilité civile (et parentale). Mais eux, les parents des fouteurs de merde, quels comptes ont-ils à rendre à la société ? Pourquoi ne sont-ils jamais devant un micro pour nous expliquer pourquoi ils ont laissé leurs mômes de 15 ans sortir après 22 heures ? Pourquoi ne nous expliquent-ils pas comment avec le peu qu’ils gagnent, leurs fils portent des baskets à 150 euros ou des joggings Tacchini ou Lacoste ? Pourquoi ne nous disent-ils pas comment ils font les mômes, sans travail, pour se payer des smartphones forfaits illimités ? Savent-ils seulement si leurs gamins vont en classe la journée ? A quand remonte la dernière baffe collée à Mohamed parce qu’il avait séché les cours ? Seraient-ils dispensés du devoir d’apprendre à leurs enfants le respect d’autrui et du bien commun ?Intouchables les darons ? A quel titre ?

Non, ceux-là, on ne les entend jamais, on ne les voit jamais. Et pourtant, ils ont aussi leur part de responsabilité, et pas des moindres, pour le bordel qui règne dans les cités. Ils sont coupables. En partie.

Et qu’on n’aille pas me sortir les sempiternelles excuses à deux balles. Merci.

Folie passagère 3454.
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D’accord, pas d’accord : atoilhonneur@yahoo.fr

Voir en ligne : http://corto74.blogspot.com/2017/02...

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