Effectivement, nous les anciens jeunes, avons laissé une génération entière écrasée par le poids du souvenir et des regrets, essayer de retrouver des bribes de leur ancienne vie.
Elle n’était pas faite que de bonheur, mais elle n’en avait pas connue d’autre et ne pouvait même pas en imaginer une autre.
Nous, la génération des 55/65 ans, avons eu le temps de goûter un peu à cette vie, et en refaire une autre, pris par la vie et le soucis soit de calmer la tristesse, soit la nostalgie, soit la colère.
Nous sommes maintenant là. Éduqués de l’histoire et de toutes les injustices qui ont fait serrer les dents à nos parents. Maintenant nous commençons à savoir.
Surtout à savoir que brasser de l’air, ne fera jamais une tempête, que de parler seul, ne convaincra personne. Alors, à plusieurs, on fait corps, dans le même but.
Mais très nombreux, on se fait entendre et même écouter.
Que chacun se demande comment il peut être utile, et comment répondre aux appels des associations, qui sans cet appui, n’auront pas la crédibilité suffisante, pour imposer une image différente de celle que l’on voit trop souvent. Rancoeur, susceptibilité, sont anti-productives pour le but que tout le monde recherche : la reconnaissance. Celle de notre passé, et celle de notre existence au présent.
François 91
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