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le : 22.05.2012


D-DAY

Publié le samedi 6 juin 2009, par MORA. - Lecture pendant 7 jours. Abonnez-vous !
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Rien d’autre à dire.. Hommage et respect.




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7 Messages de forum

  • D-DAY 6 juin 2009 12:18, par Geneviève LEMMER

    Oui, hommage et respect à eux, cela me rappelle une chanson de Sardou, dont voici quelques paroles :

    "Un gars venu de Géorgie
    - Qui se foutait pas mal de toi
    - Est v’nu mourir en Normandie
    - Un matin où tu n’y étais pas"

    Oui, souvenons-nous.....

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    • D-DAY 6 juin 2009 13:36, par Jean

      D-day... Les Plages de Normandie...

      Des "pièges à c..s", j’en ai vus... Mais je dois avouer que lorsque, en voyage "touristique" en Normandie, j’ai VU ces plages où débarquèrent les soldats Américains, Canadiens, Britanniques et Français, lorsque j’ai vu cette immensité de sable sur laquelle on a jeté des milliers de jeunes hommes devant les bouches des fusils, pistolets-mitrailleurs, mitrailleuses, mortiers et canons de tous calibres, grenades, mines, etc., j’ai eu PEUR, le coeur dans la gorge, comme on dit...

      Pas moyen de s’abriter nulle part ! Pas moyen de faire demi-tour, on ne peut que courir en avant, en attendant la balle, l’obus, la grenade qui va vous déchiqueter...

      Et lorsque j’ai vu les tombes de tous ces jeunes hommes, DIX MILLE MORTS !!! de quoi recouvrir CINQ KILOMETRES d’une chaussée en un mètre soixante-dix de large, en moyenne... ! Folie, FOLIE !!!

      Merci, Jeunes Hommes Américains, pour ce sacrifice que vous avez fait de vos vies !!!

      Vous n’étiez peut-être pas tous "volontaires", mais cela n’enlève rien à votre héroïsme !

      MERCI !

      Jean.

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  • D-DAY (One) 6 juin 2009 16:24, par Coat

    Overlord ! Je me doute comment cela pouvait être ce matin là sur les Plages de Normandie. Nous, nous étions déjà dans l’action depuis la veille au soir à 23h40 le 5 juin puisque les parachutistes SAS français avaient sauté près de notre Maison en forêt de Duault dans les Côtes du Nord (Armor) renforcé par les maquis du coin. Une semaine après, nous n’avions plus de maison.

    Par la suite, j’ai su comment ceci pouvait se passer, tout au moins en partie car dans une guerre, chacun fait la sienne de son côté et ça n’est jamais la même :

    Avant, on t’entraîne. On te gonfle. Tu es le meilleur et tu y crois car tu es jeune, con et orgueilleux. Tu es fin prêt, tout plein d’allant, souvent volontaire. Puis arrive le moment où ça se passe. Au début, tout baigne, ça se déroule suivant le plan et d’un seul coup d’un seul, crac ! Tu te trouves dans le bain, rapidement souvent dans un bain de sang. Ton copain d’à coté de toi t‘en a foutu plein la figure et ça te la brûle comme de l’eau bouillante. Tu te retournes et tu te rends compte qu’il n’a plus que la moitié de sa tête. Tu es tétanisé, la peur aux tripes et il te faut un effort surhumain pour avancer d’un poil et trouver un caillou aussi gros soit-il pour te planquer derrière. Ca tire et pête de tous les côtés. Soudain, tu te souviens que tu tiens au bout de tes mains de quoi riposter et tu vides avec rage le chargeur qui s’y trouve. Curieusement, ça te soulage. Petit à petit, ta trouille fout le camp d’autant plus que tu as sous ton commandement une kyrielle de gaziers à faire avancer et puis, petit à petit, au fur et à mesure de l’évènement, tu te rends compte que celui qui te tire dessus a autant de difficultés que toi sous la riposte de tes copains. La même trouille quoi ! A ce moment, tu deviens comme enragé, tu as avalé ta peur et avec ta rage de survivre, plus rien n’a d’humain en toi. Tu ne deviens plus qu’une bête féroce à l’aboi et le reste défile comme dans un film… de guerre.

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    • D-DAY (Two) 6 juin 2009 16:27, par Coat

      Puis vient la fin du spectacle. Tu ramasses ton casque que tu as perdu à l’assaut, casque précieux car dedans tu t’es lavé, tu as pissé et chié, en convoi avec ta dysenterie quand les copains au début se foutaient de toi et qu’ils ne le faisaient plus quand ça leur était arrivé, car un convoi ne s’arrête jamais quand tu as envie de déféquer. Alors tu ramasses un autre copain qui a morflé, plus loin. Tu l’emportes sur ton dos jusqu’à l’antenne sanitaire ou vers l’infirmier de ta section. Tu sens du chaud qui te coule le long de tes reins et croit être du sang chaud… ça n’est que sa pisse car il est mort sur toi. Cette pisse, dans le creux de tes reins, tu en rêvera la nuit et le jour, tu l’a sentira pendant des années avant d’aller le rejoindre là où on l’a installé entre ses six planches, entouré d’un drapeau, avec une sonnerie aux morts qui n’a rien à voir avec la musique contemporaine et quelques types qui lui présentent les Armes. A ces armes, ce qu’elles ont été bien astiquées ce jour là. Cette musique de clairon, malgré moi, cinquante ans après, me file des frissons dans le dos quand je l’entend, avec des images non pas nostalgiques mais de révolte contre la connerie, même si parfois, cette connerie est nécessaire. Ceux qui n’ont pas connu ça, comme dirait Monsieur de la Palisse, ne savent pas car c’est ça la guerre et certains, même s’ils ont survécus aux combats… ne s’en sont pas sortis vivants sans être pour autant traumatisé suivant l’expression à la mode puisqu’ils sont aussi mort que leurs copains dont le nom est gravé sur les monuments aux Morts !

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    • D-DAY (One) 6 juin 2009 16:41, par Geneviève LEMMER

      A Guy...

      Tu as raison de parler de ce que tu as connu, de ce que tu as vécu, et même si la lecture est difficile presque insurmontable, avec tes mots à toi on comprend encore mieux l’horreur vécue par ces jeunes.

      Il faut des témoignages comme le tien, ils dérangent sûrement, mais la vérité dérange souvent.

      Cet hommage, ce respect, ces jeunes en sont dignes, vous en êtes tous dignes.

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    • D-DAY (One) 6 juin 2009 19:33, par Radon92

      avec des images non pas nostalgiques mais de révolte contre la connerie, même si parfois, cette connerie est nécessaire.

      Voilà bien le coeur du drame ! Mais tant qu’il y aura des hommes................... !

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    • D-DAY (One) 7 juin 2009 10:43, par Jean

      Oui, Guy, je sais tout cela... Et c’est bien pour cela que j’ai ressenti cette peur, cette trouille, qui cogne au creux de l’estomac et serre la gorge...
      J’ai toujours SU "respecter l’autre" malgré la haine qui m’a fait souhaiter le descendre, l’effacer, le tuer par n’importe quel moyen... J’ai toujours su qu’il en avait autant à mon service... Lui ou moi !... Mieux lui que MOI !...Mais pas comme "la chasse au canard", pas comme "le tir de foire", pas comme "la vache dans le couloir"... Et c’était le cas sur ces plages...

      Cent mètres à courir... Même seulement cinquante ou même vingt... Même pas le temps de tirer pour te "couvrir"... Sur quoi ? Je comprends ceux qui prient en courant, ou encore hurlent pour "cracher cette trouille monstrueuse" qui les tétanise... On hurle, à l’assaut...

      Je sais que ça leur fait une "belle jambe" de leur dire "MERCI" aujourd’hui. La vie est la chose la plus précieuse qui soit. Et, qu’il l’aient voulu ou pas, ils en ont fait le sacrifice pour "libérer l’Europe du joug des Nazis". Ne serait-ce que pour leurs proches, leurs Parents, Frères et Soeurs, Fils et Filles, leurs compatriotes et leurs compagnons d’armes survivants, nous devons leur dire notre "reconnaissance". Par ce sang versé, ils sont devenus nos Frères.

      Jean.

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