Bloc-notes : François Fillon accélère la crise du Système

, par  Ivan Rioufol , popularité : 1%
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Panique au sommet ! Le Système ne fonctionne plus. La coalition des politiques et des médias perd de son emprise sur les Français. Même les barons de la droite ne sont plus maîtres chez les Républicains. Ils avaient décidé, en fin de semaine, de remplacer François Fillon par Alain Juppé, voire François Baroin. Pour eux, l’affaire était entendue puisque le parquet national financier et les commentateurs avaient baissé le pouce ; coupable ou pas d’"emploi fictif", il fallait que le candidat à la présidentielle cède la place. Oui, mais non : les électeurs ont fait savoir, en répondant massivement à l’appel de l’homme traqué, dimanche place du Trocadéro, qu’ils ne se laisseraient pas voler leur primaire. Lundi, les putschistes ont admis leur défaite. "Le débat est clos", a annoncé Gérard Larcher, président du Sénat, comploteur parmi d’autres. Cette victoire de la société civile contre le despotisme d’élites peu éclairées dit ce que sera la nouvelle révolution française.

Le spectacle donné par les Républicains n’a pu qu’accentuer le dégoût que disent avoir les sondés pour la politique. C’est ce mot, le dégoût, que Fillon a fait sien, dimanche, pour juger l’attitude des traîtres et des lâches. En dénonçant, chez ceux de son camp, "la fuite en canard (…), la désertion assumée, sans honte et aussi sans orgueil", il s’est habilement mis en marge de ce monde décadent. Des opportunistes ont été vus sautillant d’un "plan B" à un autre avant de revenir en dévoués. Pour autant, les socialistes ne se montrent pas plus respectables : nombre de ceux qui reprochent à Fillon de ne pas tenir son engagement à se retirer, en cas de mise en examen, trahissent aussi leur promesse en se désolidarisant du vainqueur des primaires, Benoît Hamon, pour rejoindre Emmanuel Macron. Ce dernier, qui aimerait symboliser la politique de demain, attire à lui les vieux acteurs comme autant de boulets.

Seuls les Français peuvent sauver la démocratie, malade de partis éloignés des gens, de journalistes perroquets, de magistrats indifférents à la séparation des pouvoirs.

Liberté d’expression par Ivan Rioufol

Voir en ligne : http://blog.lefigaro.fr/rioufol/201...

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