Bande de .ons !

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NJ-Hérault Gard
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Je suis d’un naturel calme et posé. D’ordinaire, je veille à ne pas employer de grossièretés ni d’injures. Mais là c’est trop. Il y a des limites à la connerie !

Après cinq années de gouvernance Hollande et de désastres politiques sur lesquels je n’ai même pas envie de revenir, mes compatriotes ont été 8,5 millions à voter pour la continuité directe de son programme à la puissance X ! Il a suffi que le système leur présente une nouvelle tête pour que ces imbéciles votent comme un seul homme pour celui qui, rappelons-le, était il y a quelques mois encore, ministre de l’économie !

Je n’ai jamais été pour le système de vote censitaire mais je commence à me demander si un petit test de Q.I. ne serait pas un préalable nécessaire à l’octroi d’une carte d’électeur… Sur ce point, je dois d’ailleurs m’incliner et saluer la grande finance qui a réussi le tour de force de se passer des partis politiques traditionnels pour placer directement en tête du second tour un candidat tout droit sorti de ses rangs. Messieurs !

En patriote naïf et manifestement trop bienveillant à l’égard de mes comparses, je n’envisageais pas un instant que les Français pourraient être assez bêtes pour glisser dans l’urne un bulletin au nom du banquier de Rothschild. En dépit des sondages et des commentaires de tous les journalistes ; en dépit de toutes les prévisions ; je soutenais mordicus à qui voulait l’entendre que jamais Macron ne se trouverait au second tour de l’élection présidentielle. Je vous laisse imaginer ma tête hier soir lorsque j’ai vu la sienne apparaître sur l’écran de la télévision !

Après m’être demandé pendant une bonne heure si ce que j’étais en train d’entendre étais bien réel, je me suis dit que, sans doute, j’étais passé à côté de quelque chose. Quelque chose d’énorme manifestement pour que tant des français décident d’accorder à un blanc-bec sorti de nulle un total blanc-seing pour le poste de premier personnage de l’État. J’ai donc repris la profession de foi de l’intéressé, l’ai examiné en long, en large et en travers, et n’y trouvant rien, me suis rendu sur son site Internet. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que je n’y ai rien trouvé de plus à me mettre sous la dent…

Si ce n’est pas le contenu, alors peut-être était-ce l’expérience personnelle du candidat… Mais à 39 ans et en étant novice total en politique, j’ai vite refermé cette hypothèse.

Restait la possibilité du contenant ; du packaging ; de l’emballage. Et là, j’ai du me résoudre à l’évidence : il y a dans mon pays plus de 8 millions d’andouilles qui ont cédé veulement aux sirènes du marketing politique mis en oeuvre par l’oligarchie mondialisée… Ne demandez pas aux gens qui ont voté Monsieur Wall Street pourquoi ils l’ont fait. Vous n’obtiendrez pas de réponse.

J’en veux pour preuve les atterrantes (mais innombrables) vidéos sur Internet dans lesquelles de patients journalistes tentent d’arracher aux électeurs de l’amateur de grand-mères le pourquoi de leur vote et de leur soutien. Il ne s’en trouve pas un qui sache répondre ! Ou plutôt si. Mais quelles réponses… Dans un français généralement approximatif servant à bredouiller une aberration qui en chasse une autre, vous entendrez pêle-mêle : « Ben, il est jeune », « Il est sympa », « C’est le renouveau », « Il est beau garçon », « C’est une manière nouvelle de faire de la politique »… Mention spéciale aux réponses des électeurs issus de notre jeunesse (les mêmes qui préfèrent sauter le dernier cours de la journée pour ne pas rater un épisode des Anges de la télé réalité plutôt que de se creuser deux minutes les méninges en se demandant quel candidat porte un projet salvateur pour notre pays).

Je crois qu’il ne sert à rien ici de rappeler qu’avec Monsieur Macron, c’est bien grand que nous ouvrons la porte à l’islamisme, au communautarisme, à la dérégulation, à la PMA et à la GPA, à la paupérisation de la société, à la dérégulation de pans entiers de notre économie, à la transmission du peu de souveraineté qu’il nous reste aux instances technocratiques de l’union européenne derrière lesquelles nous courions lors du précédent quinquennat, et devant lesquelles nous allons maintenant faire la course en tête droit vers l’abîme. Aucun de ces arguments ne peut évidemment porter car comme le disait Georges Brassens, qui finalement a toujours raison, « Quand on est con, on est con ! ».

Pas besoin non plus d’ajouter qu’il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour se rendre compte qu’il est aussi paradoxal que révélateur pour quelqu’un qui affirme incarner le renouveau de se voir soutenir en coeur dès le soir du premier tour par toute la vieille classe politique… Je ne vous dirai même pas par ailleurs ce que m’inspirent les consignes de vote de Monsieur Fillon, qui, des fois qu’il lui manque des casseroles, vient de s’en ajouter une de belle facture en appelant à voter pour un candidat qui incarne l’exact opposé des valeurs qu’il prétendait défendre…

Reste les petits Mickeys que si vous voulez foutre le pays en l’air au motif que le bel Emmanuel manie les lasers lumineux comme personne et qu’on s’amuse plus lors de ses meetings que pendant une soirée en boite de nuit avec David Guetta, vous le ferez sans les patriotes. Là où ça risque de piquer davantage, c’est que vous allez également devoir le faire contre nous. Parce qu’il y a un moment où il faut arrêter de déconner ! Le sort de la France ne vous intéresse pas ? Vous voulez la plonger dans le chaos pour vivre une expérience "rafraichissante" ? Vous méprisez nos retraités, nos artisans, nos agriculteurs, nos travailleurs et nos indépendants au point que leur sort vous est totalement indifférent ? C’est bien noté. En ce qui me concerne, ça fait de vous des ennemis. Voyez-vous, bande de branleurs, c’est ça le concept de la guerre civile : lorsqu’une partie d’un pays décide en connaissance de cause de pourrir la vie de l’autre partie, celle-ci finit par se rebiffer et fait le ménage dans les rangs…

P.HENRI
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