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Avoir condamné 40 millions d’Algériens à la précarité n’est-il pas plus condamnable que de les avoir "colonisés" ?

, par  Manuel Gomez , popularité : 1%

L’Algérie exige la repentance ! Et vous, M. Bouteflika, qui exigera votre repentance ?

Ce n’est pas moi qui écris cette accusation, mais j’applaudis des deux mains le courageux rédacteur en chef du quotidien « Le Matin d’Algérie » qui a osé le signer.

(Aux dernières nouvelles ce quotidien n’a pas encore été interdit et le signataire n’a pas encore été expulsé.)

** « L’Algérie était un pays riche peuplé de pauvres ». Cela c’était hier ! Aujourd’hui, paraît-il, selon ses dirigeants, l’Algérie est devenue un pays pauvre peuplé de plus pauvres encore !

Selon « Le Matin d’Algérie », les Algériens ont appris lors du 55e anniversaire de leur indépendance (mais ne le savaient-ils pas déjà !), que le pain quotidien qu’ils consommaient était fabriqué et acheté à l’ancienne puissance colonisatrice, celle-là même à qui Bouteflika ose exiger une repentance pour ses crimes coloniaux.

(Parmi ces « crimes » sans doute celui d’avoir rapatrié tous les boulangers-pâtissiers !)

Le rédacteur enfonce le clou en indiquant que Bouteflika sort une carte politique pour noyer le poisson des tristes réalités en invoquant Dieu, le Coran, les martyrs et la nation en danger.

Mais la vraie question que pose le journal est : « Comment est-on passé d’exportateur de céréales à importateur de pain ? »

En 1962, après le départ des « colonialistes », les ventes d’hydrocarbures à l’étranger représentaient 53% et donc que 47% des recettes du pays provenaient d’autres produits, hors-hydrocarbures.

Aujourd’hui ce taux est passé à 3%. L’Algérie ne produit plus rien, n’exporte plus rien, et cela, constate le signataire de l’article, ce n’est ni la faute de Massu, de Bigeard ou des « paras » ! Mais uniquement des « Libérateurs », ceux à qui on a offert le pouvoir dès 1962 et dont Bouteflika est l’échantillon le plus représentatif.

Après 19 ans de règne absolu et avec plus de huit mille milliards de dollars dans les caisses de l’État (plus qu’aucun président au monde n’a jamais pu disposer et ce n’est pas la France, hélas, qui ne les a jamais possédés…il est vrai que nos dirigeants, comme ceux d’Algérie, auraient su en profiter largement), Bouteflika va laisser une Algérie à l’agonie.

Dès cet automne les subventions seront supprimées, les fonctionnaires licenciés, les produits de première nécessité inaccessibles, y compris l’électricité. Ce sera le retour du temps des bougies et du charbon de bois. Les budgets de la santé et de l’éducation seront réduits et l’incertitude sur les versements des retraites et des prestations sociales.

Avoir condamné 40 millions d’Algériens à la précarité en un demi-siècle n’est-il pas bien plus condamnable que le « crime » de les avoir colonisés ?

Voir en ligne : http://magoturf.over-blog.com/2017/...

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